Abderrahim Handouf : «Les élections ne doivent pas avoir lieu»

Abderrahim Handouf : «Les élections  ne doivent pas avoir lieu»

ALM : Pourquoi refusez-vous le cadre légal des élections du Conseil supérieur de la fonction publique ?
Abderrahim Handouf : Nous estimons que les élections pour le choix des représentants des fonctionnaires au Conseil supérieur de la fonction publique sont inutiles, parce qu’elles ne sont pas établies sur la base de la représentativité des syndicats, en se référant aux résultats obtenus dans les élections des représentants des fonctionnaires au sein des commissions paritaires. Nous refusons les élections telles qu’elles sont organisées. À mon sens, elles ne doivent pas avoir lieu. Et si jamais elles sont organisées, nous les boycotterons.
 
Quelle est la principale revendication de votre syndicat ?
Notre principale revendication concerne la représentativité au sein du Conseil supérieur de la fonction publique. Cette représentativité doit être établie sur la base de la représentativité des syndicats, en se référant aux résultats obtenus dans les élections des représentants des fonctionnaires au sein des commissions administratives paritaires. La commission administrative de l’Union syndicale des

fonctionnaires se réunira le 21 avril. Quel est l’ordre du jour de cette réunion ?
L’ordre du jour de cette réunion est composé d’un certain nombre de questions notamment celles relatives au dialogue social. Des réunions préliminaires avec le ministre de l’Emploi ont eu lieu, dans le but de préparer un nouveau round. Pour nous, le dialogue social connaît un échec. Après deux ans, nous n’avons pas obtenu un résultat tangible. En plus du dialogue social, il y a la journée du premier mai. La fête du travail sera aussi débattue lors de cette réunion. Les questions d’ordre organisationnel sont aussi à l’ordre du jour.


L’UMT  boycotte les élections du Conseil supérieurde la fonction publique

L’Union syndicale de fonctionnaires, affiliée à l’UMT, annonce qu’elle va boycotter les élections des représentants des fonctionnaires au Conseil supérieur de la fonction publique. Et pour cause, elle refuse le cadre légal devant régir ces élections, qui auront lieu le 10 juin prochain. Dans un communiqué rendu public, le 15 avril dernier, l’Union syndicale des fonctionnaires précise qu’elle a été surprise de constater que les mesures qui touchent les élections des représentants des fonctionnaires au Conseil supérieur de la fonction publique, et qui sont contenues dans la circulaire du ministère chargé de la Modernisation des secteurs publics, sont les mêmes retenues lors des dernières élections, qui se sont déroulées le 18 juillet 2002. En plus du fait que les élections des représentants des fonctionnaires au Conseil supérieur de la fonction publique seront organisées suivant le cadre légal retenu en 2002. Chose qui est loin de plaire aux membres de l’Union syndicale des fonctionnaires, eux qui avaient déjà critiqué ce cadre légal par le passé, et refusé de participer aux élections de 2002. Le cadre légal prévoit la représentation des fonctionnaires dans le Conseil supérieur par les membres des commissions paritaires et qui ne sont pas aptes pour accomplir cette mission d’après la même source, au lieu de choisir ces représentants parmi les syndicats des fonctionnaires les plus représentatifs. Le cadre légal de ces élections est jugé non conforme à la Constitution, notamment son article trois, et aussi à la convention internationale «135» de l’Organisation internationale de travail, et que le Maroc a ratifiée.

 

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