Abderrahmane Youssoufi satisfait du bilan du gouvernement d’alternance

M. Youssoufi a affirmé que le cabinet qu’il dirigeait « a fait de son mieux pour que les élections du 27 septembre se déroulent dans la transparence afin de consolider les fondements de la démocratie et de permettre au pays d’avoir pour la première fois une Chambre de représentants émanant de la volonté du peuple et un gouvernement fort ».
Le Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires s’est dit également satisfait de l’évolution enregistrée dans le domaine des droits de l’Homme, citant à cet égard, le règlement du dossier de plus de 1.200 victimes de la détention arbitraire et de la disparition forcée. Cette évolution constitue « un engagement collectif pour éviter que de tels actes ne se reproduisent », a-t-il dit lors d’un meeting de son parti, dans le cadre de la campagne électorale pour le scrutin du 27 septembre. La maîtrise de l’inflation et du déficit budgétaire, l’amélioration des investissements, la réduction de la dette extérieure et l’augmentation record des réserves de change sont parmi les principales réalisations du gouvernement d’alternance citées par M. Youssoufi.
Etayant ces affirmations, il s’est félicité de l’amélioration du taux de l’investissement national qui a augmenté de 23% entre 1998 et 2001 par rapport à la période 1993-1997. Les investissements des entreprises publiques ont presque doublé passant de 14,7 milliards de dirhams en 1997 à 27,8 milliards en 2001, alors que l’investissement étranger a atteint le niveau record de 7 milliards de dollars. Pour ce qui est du programme électoral de l’USFP, M. Youssoufi a indiqué que celui-ci est axé sur le développement de l’économie nationale, la promotion de l’emploi et la lutte contre la pauvreté.
La problématique de l’emploi, qui « préoccupe de larges pans de la société marocaine », a été longuement évoquée par M. Youssoufi, qui a présenté une série de mesures concrètes pour la résorption du chômage. Il a affirmé que son parti s’engage à réduire le taux de chômage de 12,5% actuellement à 10% en 2007, à poursuivre « les efforts exceptionnels » pour la lutte contre le chômage des diplômés, dont le taux est passé de 24,3% en 1998 à 19,7% en 2001. La mise en oeuvre de toutes ces mesures nécessite l’augmentation du niveau des investissements de 22,8% à 29% du PIB et la réalisation d’un taux régulier de croissance de 6% entre 2003 et 2007, a conclu M. Youssoufi.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *