Accidents de la route : comment freiner l hécatombe ?

Accidents de la route : comment freiner l hécatombe ?

Au moment où l’agence de sécurité routière chez nos voisins de l’Hexagone annonce une baisse de 3,3% des accidents mortels au mois d’août, la situation chez nous ne fait qu’empirer.

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) vient de nous apprendre que durant la semaine du 26 août au 1er septembre, vingt-six personnes ont été tuées et 1.271 autres blessées, dont 80 grièvement, dans 928 accidents de la circulation survenus en périmètre urbain. Un bilan qui risque de s’alourdir et de se voir encore à la hausse. La journée de dimanche a enregistré à elle seule deux accidents ayant causé la mort de cinq personnes et de cinq blessés. 

Le premier accident s’est produit dans l’après-midi près de Ksar Es-Sghir à l’est de la ville de Tanger. Selon les autorités locales, l’accident est survenu au niveau du douar Zraraâ, à 17 km de Ksar Es-Sghir, lorsque trois véhicules sont entrés en collision sur la route nationale n° 16. Les trois blessés ont été transférés à l’hôpital provincial Mohammed V de Tanger pour recevoir les soins nécessaires, alors que le corps de la personne décédée, un homme de 54 ans, a été transporté à la morgue de la ville de Tanger.

Quant au deuxième accident il a eu lieu dans la soirée au niveau de la commune d’Amskroud (à 60 km à l’est d’Agadir), le long de l’autoroute Marrakech-Agadir, indique-t-on auprès des autorités locales. Quatre personnes ont trouvé la mort et deux autres ont été légèrement blessées dans cet accident qui s’est produit lorsque le chauffeur d’une voiture légère a percuté un camion semi-remorque, indique la même source, précisant que les deux blessés ont été évacués vers un centre hospitalier de la ville pour recevoir les soins nécessaires. Il est triste de constater que rien ne semble freiner cette hécatombe.

On a beau multiplier les campagnes de sensibilisation, procéder à des sanctions sévères et revoir le code de la route pour rendre les routes marocaines moins meurtrières, le bilan ne fait que s’alourdir. Nos routes sont devenues un immense cimetière et les voitures des cercueils ambulants. Cependant, la DGSN affirme que ces accidents sont principalement dus au défaut de maîtrise des véhicules, l’excès de vitesse, l’inadvertance des piétons et des conducteurs, la conduite en état d’ivresse, le non-respect de la priorité, le changement de direction non-autorisé, le non-respect des feux de signalisation et du stop, la circulation sur la voie de gauche et en sens interdit et le dépassement non autorisé.

Il ne faut donc pas incriminer l’état des routes et les infrastructures mais le comportement des usagers de la route. La DGSN poursuit dans son rapport que les services de sûreté ont enregistré pas moins de 25.513 contraventions et rédigé 11.170 procès-verbaux soumis au parquet général, alors que 14.343 amendes à l’amiable ont été recouvrées. Par ailleurs, elle souligne que les sommes perçues ont atteint 5.098.950DH, faisant état de la mise en fourrière municipale de 3.796 véhicules, de la saisie de 7.178 documents et du retrait de la circulation de 196 véhicules.
Pour paraphraser Pablo, «les accidents, essayer de les éviter… c’est impossible. Ce qui est accidentel révèle l’homme». Nous sommes donc tous responsables.

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