Action sociale et humanitaire : L’autre visage de l’armée qu’on connaît peu

Action sociale et humanitaire : L’autre visage de l’armée qu’on connaît peu

Les enfants de martyrs, les pupilles de la nation bénéficient dans le cadre de la loi 33-97 d’une allocation forfaitaire accordée par l’Etat de l’ordre de 15.000 dirhams chaque année et d’un secours scolaire allant de 1.000 à 3.000 DH selon le niveau d’étude en plus de la gratuité totale des soins et frais médicaux, hospitalisation et appareillages.

En cette période de grand froid, l’heure est à la mobilisation. Et comme chaque année, durant le mois d’hiver les opérations à caractère social et humanitaire se multiplient dans les régions reculées, et particulièrement celles en zones montagneuses isolées. En plus des associations, des bénévoles et des services publics, notamment la Santé publique, les Forces armées royales figurent en tête de liste des acteurs les plus engagés sur le terrain. Mais si les hôpitaux de campagne déployés dans les confins du Haut Atlas sont connus du grand public, les FAR mènent de nombreuses autres opérations de soutien médical moins bien médiatisées. C’est le cas notamment des opérations menées depuis juillet 2018 dans les zones frontalières de l’Est du pays, bien avant l’arrivée du grand froid et là où précisément il y a un manque flagrant de cadres et de structures de la santé publique.

Des sources bien informées à l’Etat-Major des FAR expliquent ainsi que les unités des FAR déployées dans les provinces d’Errachidia, Ouarzazate et Tata envoient régulièrement des médecins militaires «pour assurer des consultations médicales au profit des populations éloignées habitant près des frontières Est». Parmi les localités ciblées, les communes de Foum A Hisn, Akka, Foum Zguid, M’hamid Al Ghizlane, Tagounite, Alnif, Taouz, Boudnib, Bouanane et Tendrara.

Déployés au sein des dispensaires respectifs des communes concernées, ces dispositifs visent à combler provisoirement le manque de couverture médicale dans les zones ciblées, en attendant l’affectation de médecins civils.

Selon les chiffres obtenus auprès de l’Etat-Major des FAR, ce sont quelque 6.000 personnes qui ont bénéficié à ce jour des services des médecins militaires dont 2.676 femmes et 1.715 enfants.

Si les opérations sur le terrain sont plus remarquées parce que visibles, les FAR mènent un tout autre combat social et humanitaire bien moins connu mais tout aussi salvateur. Il s’agit du soutien aux familles des martyrs et anciens militaires. Aujourd’hui Le Maroc a pu obtenir des chiffres rarement communiqués par les FAR et qui montrent l’ampleur de l’action menée par la Fondation Hassan II pour les œuvres sociales des anciens militaires et anciens combattants (Osamac) depuis sa création en 1999. Parmi les principales catégories ciblées par la Fondation les familles des martyrs du Sahara dont le nombre s’élève aujourd’hui à 5.000 depuis le début du conflit. A ce titre et au profit de 3.700 veuves de martyrs encore en vie, la Fondation alloue mensuellement une rente viagère allant de 2.600 DH pour une veuve de soldat à 3.250 DH pour une veuve d’officier.

A ces rentes viagères viennent s’ajouter d’autres prestations, notamment  la prise en charge médicale totale et gratuite dans les hôpitaux militaires mais aussi, au besoin, des soins à l’étranger. La Fondation prend également en charge les frais de pèlerinage chaque année pour le compte de ces veuves à hauteur de 48.000 DH et alloue une aide directe de 50.000 DH pour le financement de l’acquisition de logements dans les programmes sociaux. Des sources au sein des FAR indiquent que prochainement, les familles des martyrs pourront également bénéficier de la gratuité auprès de l’ONCF avec lequel des négociations sont en cours.

Au même titre que les veuves, les enfants de martyrs, les pupilles de la nation bénéficient dans le cadre de la loi 33-97 d’une allocation forfaitaire accordée par l’Etat de l’ordre de 15.000 dirhams chaque année et d’un secours scolaire allant de 1.000 à 3.000 DH selon le niveau d’étude en plus de la gratuité totale des soins et frais médicaux, hospitalisation et appareillages.

Enfin, et pour ce qui est de la catégorie des ex-prisonniers de guerre et grands invalides, une source au sein des FAR indique que «les anciens militaires qui étaient détenus et considérés comme décédés, ont été acquittés des dettes, concernant la pension militaire d’invalidité (PMI), la pension de retraite et l’allocation de décès, à leur retour à la patrie».

En ce qui concerne les prisonniers qui sont rentrés au Maroc, leur situation financière a été réglée. Actuellement, un ancien prisonnier (non officier) reçoit actuellement un revenu (pension militaire de retraite, pension militaire d’invalidité, rente viagère et allocation d’appoint)  entre 7.000 et 9.000 dirhams/mois, et l’ancien prisonnier (officier) reçoit entre 13.000 et 15.000 dirhams/mois.

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