Activisme diplomatique

C’est en arabe classique simple, parfaitement annoté, que le livret « une voix en or » , raconte dessins à l’appui, l’histoire de Fatima, Fatiha, Radia et Khadija, femmes rurales qui découvrent ce monde inconnu d’élections, de développement local et de politique locale. Fatima, Fatiha et Radia rencontrent leur amie Khadija qui leur explique comment, à travers le choix judicieux d’un élu soucieux du bien être des villageois et du développement de sa région, sa vie a été améliorée et comment les habitants de son village ont pu accéder à des services de base comme l’eau et l’électricité, le dispensaire de santé, les cours d’alphabétisation, les coopératives etc.
Un monde insoupçonné de confort et de quiétude, qui se révèle au fil des pages du livret où les femmes rurales sont les artisanes de leur propre avenir et où surtout elles prennent conscience de la valeur en or de leur voix.
L’initiative, louable, est à mettre au crédit de l’ambassade de Grande-Bretagne à Rabat. La représentation diplomatique, qui n’en est pas à sa première, a en effet financé la réalisation de ce livret élaboré une diversité d’acteurs de la société civile marocaine, et, tient-on à préciser, en concertation avec les parties concernées. Le livret, lancé en pompe le 25 septembre en la présence du Premier ministre Abderrahmane Youssoufi, de plusieurs membres du gouvernement et du ministre délégué britannique aux Affaires étrangères chargé de l’Afrique du Nord et du Moyen orient, est destiné à faire partie d’un programme intégral de sensibilisation des femmes rurales sur le système électoral et leur droit de voter et pour encourager leur participation active aux élections. Dans ce cadre, plus de 75 associations à travers le Maroc bénéficieront d’une formation des animatrices pour mener des séances de sensibilisation et de discussion avec des femmes dans leur communautés.
Une nouvelle initiative de l’ambassade britannique au Maroc qui depuis quelques mois fait montre d’une activité soutenue et bien accueillie par les autorités et les bénéficiaires. Cela est passé par les stages de langue inaugurés au profit des journalistes dès 1999 et qui se sont poursuivis par la suite par des stages sur les techniques de rédaction, des sessions de formation à Cardiff pilotés par la fondation Thompson, ainsi que des stages sur les techniques de rédaction des articles sur l’environnement.

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