Adhésion à la proposition marocaine

Adhésion à la proposition marocaine

Durant le règne de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc a franchi une étape très importante dans la voie de la recherche d’une solution politique définitive au conflit artificiel créé autour de la marocanité du Sahara. Il s’agit de la présentation d’un projet qui propose d’accorder une autonomie élargie aux provinces du Sud sous la souveraineté marocaine.
A travers cette nouvelle démarche, le Maroc a mis en place une approche novatrice qui, tout en se référant au principe d’autodétermination, permet la résolution de cette question de manière moderne et démocratique. «Notre pays n’a cessé de manifester sa disposition à œuvrer pour trouver une solution politique garantissant aux habitants de la région la possibilité de gérer leurs affaires régionales, dans le cadre de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale inaliénables de notre pays. Cette solution constituerait un règlement juste du différend artificiel dans la région, et une contribution à l’édification d’un Maghreb arabe où règnent la coopération et la prospérité, et d’un espace régional où dominent la paix et la stabilité», avait déclaré SM le Roi Mohammed VI dans un discours adressé à la nation en 2005 lors de la fête du Trône. Certes, l’initiative crédible et courageuse du Maroc s’est heurtée, comme à l’accoutumée, à la récalcitrance d’Alger et du front séparatiste mais elle n’a pas manqué d’enclencher une dynamique importante dans le dossier, notamment à travers la tenue d’une série de négociations directes.
Les grandes puissances ne sont pas restées indifférentes à l’égard de cette initiative qui dénote, une fois encore, du sérieux et de la crédibilité des efforts du Maroc et son attachement à la légalité internationale en tant que choix stratégique pour sortir de l’impasse. Les manifestations de ce soutien ne manquent pas. La dernière en date est la lettre adressée par 229 députés américains appartenant aux partis démocrate et républicain au sein du congrès au président américain Barack Obama, dans laquelle ils expriment leur préoccupation face à la «recrudescence des menaces d’Al-Qaida et d’autres groupes terroristes en Afrique du Nord» et appellent à un soutien fort à la proposition marocaine d’autonomie pour résoudre le conflit du Sahara.
La Grande-Bretagne, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, a salué la proposition marocaine d’autonomie au Sahara la qualifiant de «sérieuse». Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero a mis en exergue son appui à la proposition marocaine. A l’instar de Londres et Madrid, Paris a aussi soutenu l’initiative du Maroc et ses efforts crédibles déployés dans le sens de la mise en place d’une solution mutuellement acceptable et conforme à l’esprit de la résolution 1813. Dans ce cadre, le Quai d’Orsay avait souligné que «le plan d’autonomie est une base de négociation pour aboutir à une solution négociée raisonnable entre les parties, dans le cadre des Nations Unies». Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est félicité, pour sa part, dans ses dernières résolutions se rapportant à la question du Sahara, des efforts du Royaume pour aller de l’avant vers un règlement, en les qualifiant de sérieux et crédibles. La dernière résolution en date, 1871, adoptée au mois d’avril 2009 a de nouveau, en termes clairs, apporté son soutien à la proposition marocaine. Devant la force de la position du Maroc, la faiblesse des thèses des séparatistes soutenus par l’Algérie a été, plus que jamais, démontrée. La communauté internationale s’est rendue à l’évidence que le processus de règlement du conflit est bloqué par Alger. Un blocage qui met en hypothèque l’avenir de l’Union du Maghreb Arabe. Le front séparatiste du Polisario a, pour sa part, gardé la position de l’immobilisme en tenant fermement à l’option du référendum version indépendance devenue désuète et anachronique dans le contexte international actuel. D’ailleurs, il faut rappeler que l’ancien envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Peter Van Walsum, avait conclu que l’indépendance du Sahara «n’est pas une option réaliste» et appelé au «réalisme et au compromis».

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