Affaire Alwatane : Pas de liberté provisoire pour Hormat Allah

Affaire Alwatane : Pas de liberté provisoire pour Hormat Allah

Le tribunal de 1ère instance de Casablanca a une nouvelle fois rejeté, mardi, la requête de la défense d’accorder la liberté provisoire au journaliste d’Alwatane Alane, Mostapha Hormat Allah, placé sous mandat de dépôt.
Le tribunal a également décidé de reporter à aujourd’hui (jeudi 2 août) l’affaire d’Alwatane Alane où sont poursuivis pour «recel de choses obtenues à l’aide d’un crime» le journaliste Hormat Allah et le directeur de publication de l’hebdomadaire, Abderrahim Ariri. Ce report intervient à la suite d’une requête de la défense demandant de joindre au même dossier les procès verbaux de perquisition, de saisie et d’arrestation. La défense a également réclamé que les deux documents des services de renseignement dont la publication a entraîné les poursuites judiciaires soient aussi versés au dossier.
Le tribunal avait rejeté, jeudi dernier lors de la première audience, la demande de la relaxe de Mustapha Hormat Allah. Il a finalement décidé de le maintenir en détention. Par ailleurs, il avait auparavant décidé d’accorder la liberté provisoire au directeur de l’hebdomadaire.
Rappelons que le Parquet général avait décidé de déférer Abderrahim Ariri et Mustapha Hormat Allah devant la justice pour «recel de choses obtenues à l’aide d’un crime» conformément à l’article 571 du code pénal.
Rappelons que parallèlement, le Parquet a également décidé de déférer devant la justice militaire huit membres des Forces Armées Royales, «pour avoir perpétré des crimes relatifs à la fuite de certains documents et secrets concernant la défense nationale dont ils avaient la charge de part leur profession». Sept officiers seront ainsi déférés devant le tribunal militaire en état d’arrestation, alors qu’un ex-colonel sera poursuivi par convocation directe. Samedi 14 juillet dernier, l’hebdomadaire Alwatane Alane avait publié un dossier intitulé «Les rapports secrets derrière l’état d’alerte au Maroc», en citant des documents classés «secret défense». Suite à cela, Abderrahim Ariri et Mustapha Hormat Allah ont été placés par la police en garde à vue «pour déterminer les circonstances des fuites de ces documents secrets et identifier les responsables», avait indiqué le parquet de Casablanca.

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