Affaire Ansar Al Mahdi, verdict le 4 janvier

Les 51 membres du groupe terroriste d’Ansar Al Mahdi connaîtront bientôt leur sort. Le jugement sera prononcé dans les quelques jours à venir. En effet, la Chambre criminelle chargée des affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Salé a décidé, vendredi, de rendre son verdict le 4 janvier prochain, à l’encontre des 51 membres de la cellule Ansar Al Mahdi, poursuivis pour préparation d’actes terroristes.
Dans sa plaidoirie, le Parquet général près la Cour d’appel de Salé a requis les peines maximales à l’encontre de tous les membres d’«Ansar Al Mahdi», fondée par El Khattab, alias Abou Oussama, qui comprend 51 membres, dont quatre femmes, trois ex-gendarmes, un ancien militaire et un ancien officier de police.
Le Parquet, qui a estimé qu’il s’agit de « l’une des plus dangereuses cellules terroristes », a demandé l’application de l’article 154 du Code pénal à l’encontre d’El Khattab.
Le représentant du ministère public a également indiqué que les membres de cette cellule projetaient de perpétrer des actes terroristes pour porter atteinte à l’ordre public et déstabiliser la sécurité du pays à travers des attentats suicide visant des établissements publics, l’assassinat de personnalités politiques, fabrication d’explosifs et braquage d’établissements bancaires.
Lors de l’instruction préliminaire, a rappelé le Parquet, El Khattab avait déclaré que la cellule « Ansar Al Mahdi » relève du réseau «Al-Qaïda».
Pour sa part, l’avocat de Hassan El Khattab, le principal accusé dans cette affaire, a affirmé que les déclarations de ce dernier devant la Cour ne laissaient pas entendre qu’il tentait de former une organisation terroriste et une bande criminelle dans le but de porter atteinte grave à l’ordre public, estimant que les preuves ne sont pas établies pour que l’accusé soit condamné.
La défense a également sollicité d’accorder à El Khattab l’innocence au profit du doute.
Les accusés, en détention préventive à la prison de Salé, sont poursuivis, chacun en ce qui le concerne, pour « constitution de bande criminelle en vue de préparer et de commettre des actes terroristes », « atteinte grave à l’ordre public », « collecte et gestion de fonds pour financer des actes terroristes », «appartenance à une association non reconnue» et « réunions publiques sans autorisation ».
En juillet dernier, la police avait démantelé cette cellule terroriste fondée par El Khattab après sa sortie de prison où il purgeait une peine de deux ans d’emprisonnement pour actes terroristes. La cellule, baptisée par El Khattab « Jamaât Ansar Al Mahdi », projetait de proclamer le «Jihad» au Maroc.
Pour la réalisation de ses desseins, El Khattab avait fait appel à un groupe de personnes réparties sur plusieurs cellules à Salé, Sidi Yahia El Gharb, Sidi Slimane, Youssoufia et Casablanca.

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