Affaire des trois Espagnols enlevés en Mauritanie : Ouverture d’une enquête par la justice espagnole

Affaire des trois Espagnols enlevés en Mauritanie : Ouverture d’une enquête par la justice espagnole

La justice espagnole a ouvert une enquête préliminaire sur l’enlèvement présumé de trois Espagnols dimanche, en Mauritanie, a-t-on appris, mardi, de source judiciaire. L’ouverture de l’enquête préliminaire a été décidée par le juge d’instruction madrilène Fernando Andreu de l’Audience nationale, haute instance pénale compétente notamment pour les crimes visant des Espagnols à l’étranger. Elle fait suite à la remise d’un premier rapport par la police espagnole sur cet enlèvement présumé de trois ressortissants espagnols par des hommes armés en Mauritanie, a-t-on précisé de même source. Les trois Espagnols, deux hommes et une femme, membres de l’organisation humanitaire Barcelona-Accio solidaria, ont été enlevés dimanche, vers 18h, sur une route côtière très fréquentée, à 170 kilomètres au nord de Nouakchott, selon une source sécuritaire mauritanienne. Ils faisaient partie d’un convoi qui acheminait de l’aide humanitaire en Afrique de l’Ouest.
Le ministre espagnol de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba avait souligné, lundi, que «tout indique qu’il s’agirait d’un enlèvement d’ Al-Qaïda au Maghreb islamique». La plupart des observateurs ont également attribué ce rapt aux islamistes armés, en faisant un lien avec l’enlèvement, trois jours plus tôt, d’un Français dans le nord-est du Mali voisin. Des sources sécuritaires maliennes ont assuré à l’AFP que l’otage français était aux mains de «l’aile dure» d’Aqmi. Rappelons que les forces armées mauritaniennes déjà positionnées dans la région ont été mobilisées et des renforts ont été envoyés sur place. L’armée mauritanienne avait récemment achevé de réorganiser et renforcer ses bases dans le nord du pays, pour faire face à la menace terroriste. Il s’agissait notamment de sécuriser le tourisme mais aussi les recherches pétrolières menées notamment par le groupe français Total. La Mauritanie, vaste pays de 3 millions d’habitants réputés hospitaliers, a été très affectée, depuis 2007, par une série d’actions revendiquées par la branche maghrébine d’Al-Qaïda (Aqmi). Trois jeunes Mauritaniens sont actuellement détenus pour leur participation présumée à l’assassinat de quatre Français à Aleg (250 km à l’est de Nouakchott) en décembre 2007. D’autres attendent, en prison, d’être jugés pour l’assassinat d’un ressortissant américain à Nouakchott en juin 2009. Sept membres présumés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont été arrêtés par l’armée dans le désert mauritanien près des frontières malienne et algérienne en septembre dernier, avait affirmé à l’AFP un haut responsable des services de sécurité mauritaniens. «Les hommes étaient armés, ils sont au nombre de sept et circulaient à bord de véhicules dont un camion utilisé par les terroristes de l’Aqmi», avait-il déclaré. Ce dernier s’exprimait sous couvert de l’anonymat.  Selon ce haut responsable, le groupe circulait dans le désert mauritanien, près de la localité de Lemgheity, qui avait été la cible en juin 2005 d’une attaque du GSPC algérien (Groupe salafiste pour la prédication et le combat, devenu Aqmi en 2007) faisant 15 morts parmi les militaires mauritaniens.

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