Affaire des viandes putréfiées : La mise au point du Conseil régional des pharmaciens d’officine du Sud

Affaire des viandes putréfiées : La mise au point du Conseil régional des pharmaciens d’officine du Sud

Nouveaux rebondissements dans l’affaire des viandes putréfiées lors de la dernière fête de l’Aïd Al Adha.

Dans une mise au point datée du 5 juin 2018, Sâadia Motaouakkil, présidente du Conseil régional des pharmaciens d’officine du Sud (CRPOS), apporte plusieurs précisions par rapport au dernier communiqué du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens au sujet de cette affaire.

Ainsi, l’étude menée par l’ONSSA telle qu’elle avait annoncé lors de la réunion du 1er juin au sein du ministère de l’agriculture explique la dégradation de la viande qui a été   observée par le recours par certains éleveurs et revendeurs à une alimentation inapproprié. Destinée à engraisser les moutons, cette alimentation renferme, entre autres, de la fiente de volaille et certains médicaments, notamment des anti-inflammatoires, des anabolisants et des contraceptifs oraux. La chaleur qui avait prévalu pendant la dernière fête de l’Aïd Al Adha et les mauvaises conditions de conservation des carcasses des animaux ont aggravé la situation. Par ailleurs, le président du Conseil déplore le fait que les médicaments vétérinaires ne soient quasiment plus dispensés par les pharmaciens d’officine.

Une situation qui s’explique d’une part par le fait que les vétérinaires cumulent paradoxalement la dispensation et la prescription des médicaments vétérinaires, et d’autre part, par les prix bas pratiqués par ces derniers du fait qu’ils bénéficient de remises importantes de la part des fournisseurs. Mme Motaouakkil fait aussi remarquer que certains éleveurs et revendeurs «sans scrupules» se procurent les anabolisants en dehors du circuit pharmaceutique. «Les anabolisants ne sont vendus en pharmacie qu’à titre exceptionnel. Ceci est facilement vérifiable auprès des grossistes-répartiteurs qui approvisionnent les 11.000 pharmacies du Royaume.

Par contre, plusieurs souks hebdomadaires proposent des anabolisants et toutes sortes de produits illicites provenant des circuits parallèles», indique-t-elle. La présidente du CRPOS appelle  les pharmaciens à redoubler de vigilance vis-à-vis de tout achat suspect des produits incriminés.

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