Affaire désarmante

Un militaire qui dérobe des armes n’est pas une affaire habituelle encore moins banale dans un pays comme le Maroc. C’est pour cela que l’alerte a été immédiatement donnée lorsque l’on s’est rendu tout à coup compte dans la soirée du mercredi 8 janvier, que 7 fusils kalachnikovs sur une quarantaine ont mystérieusement disparu de la caserne de Taza. Branle bas de combat général dans la région. Mobilisation de la gendarmerie pour élucider cette étrange histoire et tenter de retrouver le ou les responsables de ce vol ainsi que les objets détournés.
Ce larcin est jugé d’autant plus grave que l’auteur en est un militaire de 22 ans. Un deuxième classe, dont le salaire ne dépasse pas 1500 Dhs, du nom de Youssef Amani affecté à la caserne de Taza depuis un an.
L’intéressé, qui a disparu dans la nuit du mercredi avec les fusils et des paquets de munitions, a été appréhendé à Meknès par les gendarmes locaux alors qu’il tentait de regagner le domicile de sa famille.
D’après les premiers éléments de l’interrogatoire, le soldat en question est un sympathisant islamiste. Il semblerait que les armes subtilisées étaient, elles, destinées à un groupe extrémiste à Meknès. Cela donne froid dans le dos. Le rendez-vous était fixé ce jeudi 9 janvier avec les commanditaires vers 16 heures pour réceptionner la “marchandise“.
L’identité de ces derniers n’a pas encore été révélée. Par ailleurs, les enquêteurs, qui prennent ce dossier très au sérieux, – et pour cause !-, sont en train de remonter la chaîne éventuelle des complicités à l’intérieur de la caserne de Taza. Car un soldat, qui plus est un deuxième classe, ne peut pas détourner tout seul des armes et disparaître dans la nature.

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