Affaire MGPAP : 5 ans de prison ferme au lieu de 4 pour El Farraâ

Affaire MGPAP : 5 ans de prison ferme au lieu de 4 pour El Farraâ

Le rideau vient de tomber, hier, mercredi, vers 03h00 du matin, sur la phase d’appel de l’examen de l’affaire de la Mutuelle générale du personnel des administrations publiques (MGPAP). À ce propos, la chambre criminelle, chargée des crimes financiers près la Cour d’appel de Rabat, a porté le jugement de quatre ans de prison dont trente mois avec sursis, rendu jeudi 31 mars 2011, en première instance, par la chambre criminelle chargée des crimes financiers près de la Cour d’appel de Salé, contre l’ancien directeur Mohamed El Farraâ, à cinq ans de prison ferme assortie d’une amande de dix mille dirhams, après avoir été jugé coupable de dilapidation de deniers publics. Les cinq juges de cette Chambre criminelle qui ont délibéré pendant seize heures, n’ont pas retenu deux autres chefs d’accusation, à savoir le détournement de deniers publics et l’abus de confiance, contre l’accusé principal. Parmi les vingt-et-un autres mis en cause impliqués dans ce grand dossier, six ont bénéficié de la baisse des condamnations rendues en première instance : trois ont été condamnés à deux ans de prison ferme, deux, dont une femme, à un an et un sixième suspect a écopé de seize mois. A signaler que tout ce monde jouit toujours de la liberté provisoire. Quatorze mis en cause ont bénéficié de l’acquittement, alors qu’ils n’étaient que cinq acquittés en première instance. La Cour a, par ailleurs, mis fin aux poursuites contre un mis en cause condamné initialement en première instance, à seize mois de prison ferme, mais a rendu l’âme après huit mois d’incarcération. Concernant les dommages et intérêts, la Cour a ordonné les sept mis en cause condamnés à des peines d’emprisonnement à verser, solidairement à la MGPAP, la somme d’un million de dirhams. Une somme considérée, par l’avocat de la partie civile, Me Aziz Rouibah, incompatible avec la somme d’un milliard sept cent millions de dirhams dilapidée par les condamnés. Par contre, l’avocat de l’un des condamnés, Me Fertat Mohamed, a qualifié les jugements rendus contre les condamnés d’injustes et infondés. Par ailleurs, la Cour a également décidé la saisie de tous les biens appartenant aux sept condamnés.

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