Aide financière directe: Après les veuves, les handicapés

Aide financière directe: Après les veuves, les handicapés

C’est Abdelilah Benkirane, lui même, qui en a fait l’annonce publiquement. S’exprimant devant les responsables de son parti, le PJD (Parti de la justice et du développement) à Tétouan, le numéro un de l’Exécutif a affirmé qu’il pense sérieusement à la mise en œuvre des recommandations du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) dans ce sens. Les deux institutions consultatives avaient recommandé ces derniers mois au gouvernement de mettre en place un mécanisme d’aide aux handicapés.

En février dernier, le CNDH avait préconisé, dans le cadre de son avis concernant un projet de loi cadre relatif aux droits des personnes en situation de handicap, des mesures relatives à la protection sociale. Selon le Conseil, le projet de loi, examiné actuellement au Parlement, doit consacrer le droit des handicapés à une prestation de compensation pour couvrir leurs besoins, ceux de leurs familles et des aidants familiaux.

L’avis du CESE est allé dans ce même sens. Il a demandé à ce que le Fonds de cohésion sociale, créé en vertu de la loi de Finances 2011, bénéficie aux personnes à besoins spécifiques.

Le Conseil, présidé par Nizar Baraka, a préconisé de rendre ce Fonds opérationnel dans un délai raisonnable. Les deux organismes avaient également appelé dans leurs avis respectifs à consacrer dans la future loi les droits de cette catégorie de la population dans les domaines de la santé, le logement et l’emploi. Pour le moment, le chef de gouvernement parle uniquement des aides financières directes.

Une promesse qui cadre d’ailleurs avec les orientations gouvernementales pour aller vers un démantèlement progressif du système de compensation et son remplacement par l’aide financière directe aux couches sociales les plus démunies ou les plus vulnérables.

A noter que l’aide directe au profit des veuves en situation de précarité vient de démarrer. Le montant de l’allocation pour chaque enfant est fixé à 350 dirhams avec un plafond mensuel de 1.050 DH sans la possibilité de cumuler ce soutien avec d’autres aides comme les bourses scolaires et les allocations du programme «Tayssir». Reste à savoir si le même dispositif sera retenu également pour les personnes en situation de handicap.

Une chose est cependant sûre, la mise en œuvre du programme d’aide financière à cette catégorie risque de prendre encore du temps même si le chef de gouvernement semble décidé à accélérer la procédure.

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