Al Habib Marzak : «Les emplois générés par le secteur hippique sont de l’ordre de 6.500 postes»

Al Habib Marzak : «Les emplois générés par le secteur hippique sont de l’ordre de 6.500 postes»


ALM : El Jadida célèbre la quatrième édition du Salon du cheval. Quelle est la particularité de cette nouvelle édition?
Habib Merzak : Le Salon du cheval qui est devenu, en trois éditions, un des événements sportifs et culturels de référence au Maroc, s’inscrit dans une logique d’amélioration permanente. Dans cette optique, tous les aspects du salon ont été revus. La superficie couverte du salon s’agrandit en atteignant 24.000 m2 pour accueillir plus d’exposants, dans tous les domaines de la filière équine. L’espace dans lequel se déroulent les spectacles, les concours, les animations, ont été aménagés pour accueillir et dans de bonnes conditions plus de spectateurs.
L’édition 2011 offre également plus de spectacles sur la deuxième carrière de l’espace des animations. Parmi les améliorations dont le comité d’organisation est particulièrement fier, le village d’enfants qui fait du Salon du cheval un événement important pour les familles. Les tout-petits bénéficient de nombreux jeux, des poneys, ainsi que des spectacles. Il est également prévu cette année un espace de 800 m² dédié à l’environnement en relation avec l’enfant et le cheval et qui sera animé par le Haut commissariat aux eaux et forets. A travers cet espace, le salon offrira plus de proximité, de familiarisation de l’enfant avec le monde du cheval.

Comment contribuerait cet événement à l’essor économique de la région?
Après le démarrage réussi de la première édition, le Salon du cheval est devenu l’une des principales animations culturelles et sportives de la ville d’El Jadida. Au niveau de la région, le salon génère de l’activité, que ce soit en termes de dynamisation du commerce, de demandes des unités hôtelières. La présence d’acteurs économiques, de visiteurs nationaux et internationaux, constitue une grande opportunité pour faire connaître la région, vendre son potentiel et drainer les investissements.

Quelles sont les retombées matérielles attendues vers la fin de cette édition ?
Il n’est pas aisé de présenter une évaluation chiffrée dans un secteur où la dimension culturelle est prépondérante. Ceci dit, notre objectif principal à travers cet événement demeure la création d’une dynamique au niveau de la filière en améliorant les échanges et de présenter une plate-forme riche d’informations pour tous les professionnels du secteur. Par ailleurs, il a été constaté un grand engouement des éleveurs par rapport aux manifestations organisées à l’échelle nationale (concours d’élevage, de Tbourida.) Cet événement a également permis de dynamiser les échanges commerciaux portant sur la filière chevaline et, de ce fait, l’augmentation de la valeur marchande des chevaux, se répercutant indéniablement sur les revenus du monde rural. Sans parler de la redynamisation du tissu associatif opérant dans le secteur et notamment au niveau des régions par l’organisation de plusieurs manifestations de Tbourida, et ce en collaboration avec les collectivités locales.

Comment se porte l’élevage hippique au Maroc ?
Le cheval constitue aussi une source d’emploi dans les domaines d’élevage, des courses, des sports, des loisirs et du tourisme équestre. Les emplois générés par le secteur sont de l’ordre de 6.500 postes. La contribution au PIB national est de 0,5%, et de 5% au PIB agricole, soit un chiffre d’affaires de 4,7 milliardsDH. Aujourd’hui, il existe 150.000 têtes de races chevalines réparties entre différentes catégories d’éleveurs et propriétaires de chevaux de Tbourida, de course, du sport et autres. La commercialisation des chevaux commence à prendre de l’importance et elle constitue parfois une source principale de revenus pour certains ménages dans le monde rural.

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