ALE Maroc-USA : Un tremplin pour l’économie marocaine

Le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Taïb Fassi Fihri, a souligné mercredi que le pari majeur de l’accord de libre-échange conclu entre le Maroc et les Etats-Unis consiste à faire du Royaume une plate-forme pour les investissements étrangers.
Répondant à une question orale à la Chambre des représentants sur la l’accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis, Fassi Fihri a indiqué que le Royaume pourrait atteindre cet objectif en tirant profit des réseaux des relations préférentielles qu’il entretient avec les pays frères arabes et au niveau euro-méditerranéen.
Le Maroc, a-t-il dit, « ambitionne également à travers cet accord, conclu le 2 mars dernier, d’augmenter le volume de ses exportations sur le marché américain, de dynamiser le processus de libéralisation du commerce marocain et de renforcer la compétitivité de nos entreprises ». Fassi Fihri a rappelé qu’avant la conclusion de cet accord, des divergences sur des questions de fond avaient marqué les négociations entre les deux parties lors du 6-ème round, tenu en décembre 2003 à Washington.
Ces questions, a-t-il expliqué, ont concerné le secteur agricole, notamment le traitement spécial et approprié devant être réservé aux produits agricoles marocains ayant un impact social direct », ainsi que les produits textiles « eu égard aux opportunités concrètes offertes pour la promotion des exportations nationales dans ce secteur qui fait face à une rude concurrence au niveau international », outre certains services, notamment financiers. Il était naturel, a dit Fassi Fihri, que les négociations connaissent « des difficultés objectives », liées à la particularité des régimes et des approches de chaque pays.
Ainsi, par rapport à la philosophie générale américaine basée sur une exonération totale et réciproque des échanges, la vision marocaine était fondée, « conformément aux Hautes directives de SM le Roi Mohammed VI, sur l’établissement de relations préférentielles bien particulières, progressives et en harmonie avec notre réalité socio-économique et structurelle et avec nos enjeux de développement ».

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