Alerte du Centre antipoison : Le «Closantel» : Risque de cécité pour ses utilisateurs

Alerte du Centre antipoison : Le «Closantel» : Risque de cécité pour ses utilisateurs

Le Centre antipoison du Maroc (CAPM) met en garde contre l’utilisation du «Closantel », un antiparasitaire  destiné à la prophylaxie et au traitement des infestations vermineuses chez les ovins, les bovins et les caprins. Le produit en question peut être très irritant pour les yeux et entraîné la cécité. Durant la période 2011-2012, le CAPM a reçu trois déclarations de cécité suite à la prise de ce médicament vétérinaire. Il s’agit de trois patients du milieu agricole. La première victime est une  fillette de 3 ans qui a bu le produit qui traînait, la seconde est une
femme de 44 ans ayant  bu accidentellement le liquide préalablement transvasé. Quant au troisième patient, il s’agit d’un homme de 40 ans qui a volontairement utilisé le produit pour son effet vermifuge. Le CAPM note que la prise en charge de ces patients a été lourde et la cécité a été réversible au bout de plusieurs semaines. Au Maroc, le produit est  commercialisé sous forme orale (Flukiver) et injectable (Caliersantel). Les conditionnements de la forme orale vendus au Maroc sont divers (bidon de 4,5 litres, bidon de 2,25 litres, flacon de 900 ml et flacon de 225 ml).
L’intoxication humaine par ce médicament vétérinaire peut survenir accidentellement ou par mésusage. L’autre danger provient de  la consommation de lait de vaches, chèvres ou brebis laitières traitées par le Closantel. Selon le CAPM, les signes cliniques d’intoxication sont rarement décrits, mais des cas de cécité  chez 11 femmes traitées, par erreur, par le Closantel avaient été rapportés dans la revue «The Lancet» en 1993. Il s’agissait d’une cécité réversible mais avec persistance de douleurs oculaires. Bien que le produit mentionne le risque de cécité comme signe de toxicité chez l’homme, les personnes continuent de l’utiliser  sans tenir compte des dangers qu’il présente. Le CAPM appelle à un  renforcement des précautions à prendre en commençant par mentionner le danger d’utilisation du produit de manière claire et visible sur la boîte du médicament. Il est aussi question de sensibiliser les utilisateurs à ne pas transvaser le produit et le conserver dans le contenant d’origine en le gardant hors de la portée des enfants. Le CAPM revendique un  renforcement de la réglementation et du contrôle vétérinaire pour que le lait des animaux traités par ce produit ne soit pas  mis à la consommation. En cas d’exposition à ce produit, il est fortement recommandé de  contacter le CAPM  pour s’informer de la conduite à tenir mais aussi pour améliorer la connaissance sur la problématique.

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