Algérie : le fils du ministre de la Justice impliqué dans une affaire de drogue

Algérie : le fils du ministre de la Justice impliqué dans une affaire de drogue

Le ministre algérien de la Justice, Tayeb Belaiz, a déclaré mardi que l’article d’un quotidien national affirmant que son fils était impliqué dans une affaire de drogue avait pour objectif de «compromettre (sa) réputation et porter atteinte à celle de certains cadres de l’Etat». L’accusation contre son fils porte «atteinte à la réputation de la famille Belaiz» et avait pour objectif de «compromettre la réputation du père», a dit le ministre à la presse en marge d’une session du Conseil de la nation (Sénat) rapporté par APS. Le quotidien El Watan avait affirmé lundi que le fils de M. Belaiz avait été récemment inculpé pour notamment trafic de drogue et blanchiment d’argent et placé sous contrôle judiciaire. Le procureur général d’Oran (Ouest) avait ensuite «formellement» démenti ces informations. Cette information «tendancieuse» vise à «ternir la réputation de certains cadres de l’Etat», a déclaré M. Belaiz, en qualifiant d’«inacceptables les accusations portées contre (son) fils, des accusations dénuées de tout fondement et n’ayant même pas été vérifiées». Son fils aurait été victime d’une homonymie, selon le Parquet d’Oran. Un homme portant le même nom étant accusé de trafic de drogue mais «n’a aucun lien de parenté avec ma famille», a ajouté le ministre. «Beaucoup de familles sur le territoire national portent le nom de Belaiz» et «toute personne portant le nom de Belaiz n’est pas forcément le fils du ministre Belaiz», a-t-il dit. M. Belaiz a estimé «inacceptable que l’on tente de toucher à la vie privée de Tayeb Belaiz et d’accuser son fils d’implication dans une affaire de trafic de drogue et de blanchiment d’argent». Le ministre a appelé les parties ayant propagé l’information à «présenter des excuses». M. Belaiz a affirmé que lorsqu’il avait accepté d’assumer cette responsabilité de ministre, il savait qu’il allait «déranger certaines personnes détentrices de fonds et certains barons qui ne soupçonnaient pas qu’ils allaient être un jour estés en justice ou incarcérés». «Lorsque j’ai livré cette bataille, je savais pertinemment que ces personnes n’allaient pas m’accueillir avec des fleurs, c’est pourquoi je me suis préparé à ce genre de campagnes», a-t-il ajouté.

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