Algérie : Ramadan, 2 à 5 ans de prison requis pour huit non jeûneurs

Algérie : Ramadan, 2 à 5 ans de prison requis pour huit non jeûneurs

L’accusation a requis, lundi, de deux à cinq ans de prison au tribunal correctionnel kabyle d’Akbou (est de l’Algérie) contre huit musulmans interpellés en situation de non jeûne durant le Ramadan l’été dernier, selon des sources judiciaires et de défense des droits de l’Homme. Les prévenus, de confession musulmane, avaient été arrêtés fin août par la police dans la localité d’Ighzer Amokrane, à une dizaine de kilomètres d’Akbou, près de Béjaïa, en Kabylie, alors qu’ils buvaient du café dans un local commercial fermé, selon un de leurs avocats Me Abderrezak Ammar-Khodja. Ils ont été inculpés d’atteinte aux «préceptes de l’Islam», ce qui est punissable de deux à cinq ans d’emprisonnement. A l’ouverture du procès, le procureur a requis «l’application de la loi en vertu de l’article 144 bis 2 du code pénal», a indiqué par téléphone à l’AFP un responsable de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme, Saïd Salhi. Un collectif d’avocats s’est constitué pour les défendre et ils s’appuient, a-t-il expliqué à l’AFP, sur «l’artice 36 de la Constitution relatif à la liberté de conscience et d’opinion». A l’extérieur du tribunal, une importante manifestation était organisée en présence d’associations de défense des droits de l’Homme, de partis politiques et d’habitants de la région, selon des témoins. Sept des huit accusés avaient été remis en liberté après avoir été interpellés fin août tandis que le huitième, le propriétaire du local dans lequel les hommes avaient été découverts, a été placé en détention provisoire jusqu’au 6 septembre.

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