Algérie : Un parti de l’alliance présidentielle pour une révision de la Constitution

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamique), membre de l’alliance présidentielle au pouvoir en Algérie, a appelé, vendredi à Alger, à une révision globale de la Constitution pour garantir une transition «claire» vers un régime parlementaire. «Il est de l’intérêt national, dans un contexte marqué par des mutations accélérées dans le monde arabe, de procéder à une révision globale de la Constitution qui prenne en compte quatre revendications essentielles», a déclaré le président du MSP Bouguerra Soltani lors d’une rencontre des cadres de son parti. «Ces revendications consistent en une transition claire vers un régime parlementaire, la séparation des pouvoirs, un mandat présidentiel renouvelable une seule fois et les libertés, notamment politique, médiatique et syndicale», a ajouté M. Soltani, cité par l’agence APS. Le président Abdelaziz Bouteflika avait fait supprimer, lors d’une révision partielle de la Constitution en novembre 2008, en particulier la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels successifs, lui permettant d’obtenir un troisième quinquennat en avril 2009. Outre le MSP, l’alliance présidentielle, créée en 2004 pour soutenir M. Bouteflika, regroupe le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia. M. Soltani a estimé que cette révision «est à même de mettre un terme au monopole politique sur le pouvoir et la richesse et de rétablir la confiance entre le pouvoir et la société». Il a également plaidé en faveur d’une «révision de la loi électorale et du code de la commune, en garantissant l’impartialité de l’administration et des institutions de l’État» lors des élections et de «l’abrogation de tous les articles de lois relatifs à la tragédie nationale et l’annulation des poursuites judiciaires contre les délits d’opinion, y compris pour les imams et les journalistes». Le MSP est le deuxième parti de l’alliance présidentielle à se prononcer en faveur d’une révision en profondeur de la Constitution après le FLN qui a plaidé mercredi pour «une révision dans le fond» de la loi fondamentale. Le MSP détient quatre porte-feuilles ministériels dans le gouvernement, dominé par le FLN et le RND.

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