Allégement du déficit commercial

Les transactions commerciales du royaume avec l’étranger se sont soldées par un déficit de l’ordre de 36,25 milliards de Dh à fin octobre 2001, montant en baisse de 2,4% par rapport à la période correspondante de l’année 2000.
Durant les 10 premiers mois de l’année 2001, les transactions commerciales sont demeurées stables autour de 166,72 milliards de Dh.
cette stabilité est due à une hausse de 0,7 pc des exportations, qui ont totalisé 65,23 milliards de Dh, conjuguée à un léger recul 0,4 pc des importations (101,48 milliards). Les exportations nationales ont profité de la bonne tenue des ventes des articles textiles et en cuir (+4,9 pc), des phosphates et dérivés (+8,4%) et des produits agroalimentaires (+4,8%). Elles ont toutefois été atténuées par la régression des expéditions des produits de la mer (-10,5%), des produits agricoles (-18,3%) et des produits électriques et électroniques (-4,9%).
La légère baisse des importations s’explique, selon l’office des changes, par la régression des achats à l’extérieur du matériel du transport (-55,5%), du pétrole brut (-2,1%) et des bois bruts (-14,8%). Les machines et appareils et les produits métallurgiques et sidérurgiques ont vu leurs importations stagner durant les 10 premiers mois de l’année 2001. Les importations nationales ont toutefois été stimulées notamment par les achats de produits textiles (+13,7%), de céréales (+13,9%) et de produits chimiques (+6,2%).
Cette évolution des exportations, plus importante que celle des importations, est à l’origine de l’amélioration du taux de couverture qui est passé de 63,5% à fin octobre 2000 à 64,3% à fin octobre 2001. Sur le plan interne, le secteur du Bâtiment et travaux publics (BTP) a poursuivi son redressement depuis le début de l’année. Les ventes du ciment se sont accrues de 6,4% à fin septembre 2001, au moment où les crédits bancaires accordées à l’immobilier se sont renforcés de 15,9%.
Le secteur touristique a généré des recettes record de 23,8 milliards de dh, montant en hausse de 80,6 pc par rapport à la moyenne de la même période calculée sur 5 ans (1996-2000). Les transferts des Marocains résidant à l’étranger ont dépassé la barre des 22 milliards de dh à fin septembre 2001, en hausse de 26,4% par rapport à la même période de 2000. Enfin, l’amélioration des recettes extérieures, conjuguée au bon comportement des investissements étrangers, suite aux opérations de privatisation, ont stimulé les réserves de changes de Bank Al Maghrib qui ont atteint un record de 92,4 milliards de dh à fin septembre 2001, soit l’équivalent de 11 mois d’importations.

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