Alphabétisation des enfants

Il y a environ dix mois, le ministre de l’Education nationale, M.Abdallah Saaf avait déclaré lors d’une conférence de presse à l’Académie Ben M’sik que « dans le processus de l’enseignement, la société civile et le tissu industriel seront amenés à remplacer l’Etat. Mais du fait qu’il y a urgence et que notre société civile n’est pas encore à même d’assurer une tâche aussi importante, la volonté politique est indispensable pour la réussite de ce projet ».
Ledit projet concerne en fait le programme d’éducation informelle capable de permettre aux enfants qui ont quitté l’école à un âge prématuré ou ceux qui n’ont jamais été scolarisés. Il concerne les enfants âgés de 9 à 11 ans et vise leur réintégration au cycle normal de l’éducation nationale.
La délégation Ben M’sik-Médiouna ne sort pas de la règle. Comme dans toutes les autres délégations du MEN, la campagne de sensibilisation est amorcée depuis le mois de janvier, malgré les moyens très limités. Avant la circulaire 168, c’était les associations qui se chargeaient de la tâche d’alphabétisation et de réintégration des enfants non scolarisés tout en bénéficiant du soutien du ministère de tutelle.
Aujourd’hui ce sont les instituteurs qui travaillent dans les écoles officielles qui devraient se charger de cette mission prenant en compte leur disponibilité et leur volonté ainsi que leur accord. 550 heures par saison scolaire, est le temps consacré à ce cycle spécial de rattrapage sous la responsabilité de deux ou trois enseignants selon les matières suivantes. L’éducation islamique, la langue arabe, les mathématiques, les sciences, la technologie, l’éducation artistique et l’éducation physique. Le suivi est officiellement sous l’égide des délégations, que cela concerne le nombre d’heures, les opérations de réintégration, la rémunération du corps enseignant et la réalisation des rapports périodiques sur le déroulement du programme en général. Toujours est-il que ces efforts restent relativement endeçà des aspirations affichées par le MEN depuis le discours de SM le Roi Mohamed VI à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire d’automne, quand le souverain avait longuement insisté sur le principe de l’éducation informelle et le rôle qu’elle peut jouer dans l’éradication de l’analphabétisme.

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