Alvaro de Soto au Maroc

Alvaro de Soto au Maroc

Alvaro de Soto va faire du terrain. Il se rend au Maroc les 6 et 7 septembre, indique un communiqué de l’ONU. Le représentant spécial du secrétaire général pour le Sahara, Alvaro de Soto, sera reçu par le Roi du Maroc, Mohammed VI, et par des hauts représentants marocains, les 6 et 7 septembre 2004, a déclaré vendredi la porte-parole de l’ONU, Marie Okabe.
L’envoyé onusien se rendra ensuite à Tindouf en Algérie pour rencontrer, le 12 septembre, les chefs du polisario. Il programme également une rencontre avec les autorités algériennes et mauritaniennes. Mais la date de ses déplacements à Alger et Nouakchott n’a pas encore été précisée.
La visite d’Alvaro de Soto au Maroc est la première du genre, depuis sa nomination en juin dernier à ce poste, en remplacement de l’ancien secrétaire d’Etat américain, James Baker. Elle intervient peu de temps, avant l’expiration, à la fin de ce mois-ci, du mandat de la MINURSO. Alvaro de Soto est péruvien. Il a travaillé longtemps au cabinet du secrétaire général de l’ONU Perez De Cuellar. Il était chargé du dossier chypriote qui n’a pas pu aboutir, faute d’une solution politique entre les parties en conflit. Lors d’une réunion le 15 juillet dernier au siège des Nations unies avec Miguel Angel Moratinos, ministre espagnol des Affaires étrangères, le diplomate péruvien avait déclaré que la démission de M. Baker n’impliquait pas l’abandon du plan qui porte son nom. Il avait ajouté que les Nations unies n’avaient pas une «initiative de substitution» au plan Baker. Cette déclaration est surprenante, puisque James Baker avait justement démissionné en raison de l’inapplicabilité de son plan.
Mieux. A l’occasion du dernier discours de la Fête du Trône, SM le Roi Mohammed VI a fixé une échéance de cinq ans pour résoudre le conflit du Sahara. «Nous ne ménagerons aucun effort, de concert avec l’Organisation des Nations unies, les pays voisins et les autres partenaires du Maroc, pour parvenir à cet objectif», a déclaré le Souverain. Il a préconisé à cet égard d’assurer «à nos provinces sahariennes de larges prérogatives pour une gestion démocratique de leurs affaires régionales». En clair : une solution qui accorderait une large autonomie aux provinces du Sahara, mais «dans le cadre du respect de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale, de son intégrité territoriale, de ses valeurs fondatrices et de ses constantes». Le plan de James Baker, qui proposait une période d’autonomie de cinq ans suivie d’un référendum, n’est plus de mise.

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