AMO : la réunion de la dernière chance

AMO : la réunion de la dernière chance

Les prestataires de soins, l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) et les organismes gestionnaires de l’AMO à savoir la Caisse nationale des organismes de prévoyance (CNOPS) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), se sont réunis mardi 25 juillet au ministère de la Santé à Rabat. A l’ordre du jour, la fixation de la tarification nationale qui doit servir de base aux remboursements des prestations de soins.
Les négociations étaient très difficiles. Après près de quatre heures de rudes discussions, les deux parties n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente. Elles se sont quittées au terme d’une dernière séance de négociations sur la tarification sans parvenir à un accord.
A l’issue de la réunion, la CNOPS et la CNSS ont soumis aux prestataires de soins une nouvelle proposition. «La novelle proposition n’est pas très différente de l’ancienne. Les gestionnaires de l’AMO ont proposé une base de 80 dirhams pour une consultation chez un généraliste, 150 DH chez un spécialiste, 22,5 DH pour le K ( lettre clé servant à coter l’acte ) chirurgical et 10 DH pour le Z (lettre clé servant à coter l’acte du radiologue)», indique Mohamed Naciri Bennani, président du Syndicat national des médecins du secteur libéral.
Et d’ajouter : «Nous devons discuter avec nos instances avant de donner notre avis».
Les médecins du secteur libéral disposent d’un délai de six jours maximum.
Le dossier de la tarification a fait l’objet de longues et intenses négociations, tenues sous l’égide de l’ANAM,  sans toutefois aboutir à un compromis. Suite à l’échec des discussions entre les professionnels de la santé, la CNSS et la CNOPS, le ministre de la Santé est intervenu dernièrement pour relancer le dialogue. En effet, la rencontre du mardi a eu lieu après l’intervention de Mohamed Cheikh Biadillah, qui s’est entretenu, lundi 24 juillet à Rabat, avec les toutes les parties concernées. M. Biyadilah leur a accordé une dernière chance pour se mettre d’accord.
«C’est une réunion de dernière chance. Au cas où les parties concernées n’arrivent pas, dans les délais fixés, à se mettre d’accord sur un tarif bien précis, le département de la Santé se trouvera ainsi dans l’obligation de promulguer un arrêté fixant le tarif national de référence. Le ministre de la Santé tranchera ainsi le débat le 1er août 2006. Un arrêté sera publié sur la base de la proposition que nous avons soumis au ministre. Il s’agit du coût de la consultation médicale chez un généraliste qui est fixé à 80 DH et chez un spécialiste à 150 DH», souligne Chakib Tazi, directeur de l’ANAM.
Rappelons que les prestataires de soins (Syndicat national des médecins du secteur libéral et l’Association nationale des cliniques privées) avaient opté pour des tarifs de 100 Dh pour un généraliste, 200 DH pour un spécialiste et 25 DH pour le K chirurgical. Il est à rappeler également que les biologistes et les chirurgiens-dentistes ont déjà signé une convention avec la CNSS et la CNOPS concernant la tarification. Les médecins font ainsi cavaliers seuls.

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