Apaei : Le mot de la justice

Le problème posé au sujet du bureau de l’Association des parents et amis des enfants inadaptés (Apaei) est-il clos après le verdict rendu par le tribunal de première instance de Casablanca et qui n’a pas fait l’objet d’appel dans les délais impartis ? Ou verra-t-on de nouvelles manoeuvres pour destituer le président M. Guennouni et son staff?
Cela remonte à plus de trois ans quand une partie des membres de l’association s’est rebellée contre le bureau élu et a fait élire Mme Rouane comme présidente de cette association qui a à charge des centaines d’élèves notamment dans le centre d’éducation sis boulevard 9 avril à Casablanca. Les frondeurs reprochent au président la mauvaise gestion des affaires de l’association et l’opacité de ses comptes outre le traitement injuste de certains élèves. Or, le bureau constitué n’a pas été reconnu et des frictions qui tournaient parfois à l’affrontement ont eu lieu. La justice a été sollicitée pour dire le droit, elle l’a fait. En effet, le 30 mai 2002, le tribunal de première instance de Casablanca Anfa a rejeté la demande d’annulation de l’assemblée générale du 25 juillet 2000 qui a reconduit M. Guennouni à la tête de l’association.
Le tribunal considère que les arguments du bureau élu à cette date sont recevables, étant donné que l’association est gérée selon les dispositions du dahir de 1958 sur les libertés publiques et que toute autre réunion dans le cadre de cette association ne peut se faire sans se conformer à ces mêmes dispositions et aux règlements internes adoptés le 16 novembre 1995.
La notification du verdict a eu lieu le 27 septembre. La procédure d’appel devrait être engagé si l’un des parties le désirait. Or, un mois plus tard, l’avocat de l’association, Me Ahmed Belmekki a adressé une demande, datée du 29 octobre, au greffe du tribunal pour avoir une attestation comme quoi le verdict en question n’a pas fait l’objet d’appel. Ce qui fut fait. Effectivement, le 5 novembre 2002, l’avocat a obtenu le document demandé. Et pour lui, comme pour son client, l’affaire est close. Seul le bureau présidé par M. Guennouni est reconnu par la loi… Espérons que les mômes en tirent profit.

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