Appel à la prise en charge des maladies graves

Appel à la prise en charge des maladies graves

Instaurer le Régime d’assistance médicale (Ramed), exonérer toutes les affections de longues durée (ALD) et les affections longues et coûteuses (ALC) du ticket modérateur et généraliser le tiers payant pour toutes les ALD/ALC, constituent les principales réclamations du collectif associatif du «Printemps du patient». Ces mesures contribueront non seulement à améliorer l’état de santé des malades mais également à prévenir les maladies chroniques et leurs complications. «Dans la prise en charge médicale des affections ALD/ALC, l’accès aux médicaments est un facteur déterminant et essentiel. La vie des personnes qui en sont atteintes se complique à mesure que la maladie évolue pour entraîner in fine l’apparition de divers symptômes et maladies, dont beaucoup peuvent être pris en charge avec des médicaments», souligne Docteur Driss Jamil président du collectif associatif lors de la deuxième édition de l’événement «Printemps du patient 2009» qui s’est déroulée jeudi 16 avril à Casablanca. Et d’ajouter que «l’application du système du tiers payant est l’alternative la plus adaptée pour dépasser ce handicap. Ce dispositif demeure la condition sine qua non pour résoudre cette problématique dont la résolution ne peut plus attendre». De ce fait, le malade n’aura pas à payer les prestations des médecins et les frais qui en découlent. Ceux-ci seront fournis par son organisme d’assurance-maladie.Le déboursement direct continue d’être considéré comme une entrave majeure pour les patients souffrant de maladies graves et chroniques.
Les médicaments représentent une grande proportion des coûts qui dépassent les bourses des malades. En l’absence d’une prise en charge totale et préalable, le constat est alarmant: inobservance du traitement, endettement, vente des biens personnels… Selon le baromètre réalisé par l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM), le déboursement direct vient en tête de liste des barrières à l’accès aux soins pour les bénéficiaires de l’AMO. Et pour cause, 72% des bénéficiaires ont un revenu net inférieur à 3.000 DH, et plus d’un tiers ont moins de 2.000 DH. Parallèlement, le manque de communication autour de l’AMO fait également partie des obstacles. Par cette présentation, le collectif associatif tend à mettre en exergue les disparités enregistrées en matière d’accès aux soins.
Les assurances privées continuent toujours d’imposer des plafonds de couverture qui ne dépassent même pas les 50% du montant nécessaire au traitement, ce qui engendre l’abandon du processus thérapeutique. Côté public, la CNOPS est l’unique assureur à prendre en charge ses affiliés en tiers payants, couvrant ainsi en totalité leurs dépenses.
En 2008, elle a payé 3,3 millions DH.La CNSS, quant à elle, a entamé en 2008 l’exonération du ticket modérateur pour 6 ALD d’un ensemble de 41 maladies graves et chroniques. En reconnaissance des efforts déployés et à l’engagement citoyen qui est à la base des fondements de l’AMO, un certificat de l’«assurance citoyenne» a été décerné à la CNOPS et la CNSS.  Le «Printemps du patient» est également un rendez-vous artistique et culturel, un carrefour d’échange et de connaissance.

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