Appel à une restructuration du Conseil de sécurité

Les participants aux travaux de la deuxième World Policy Conference (WPC) ont plaidé, dimanche à Marrakech, en faveur d’une restructuration du Conseil de sécurité, relevant des Nations Unies, en vue de mieux l’adapter à la vision actuelle du monde. Les intervenants à une session consacrée à «la sécurité» ont ajouté qu’il est temps de se pencher sur la réforme de ce Conseil et de le doter de structures plus appropriées aux changements de l’après-guerre, rappelant que cette instance demeure légitime et joue un rôle important sur la scène internationale. Ils n’ont pas manqué de souligner également la nécessité de mettre en place un ordre mondial basé sur une coopération internationale élargie dans le but d’instaurer une paix durable, estimant qu’il est indispensable d’associer les pays émergents au processus de paix dans chaque région. «Forger une entente entre les puissances existantes et celles émergentes dans chaque région, et qui sera basée sur la concertation et le respect du bon voisinage, se veut désormais une condition sine qua non à une paix globale et durable», ont souligné les participants. Ils ont estimé également que la mise en place de systèmes régionaux efficients en matière de sécurité, dans le cadre d’une coopération fructueuse fondée sur la confiance mutuelle, aura sans nul doute des répercussions positives sur le système international pris dans sa globalité, plaidant en faveur de l’établissement de dialogues interrégionaux sur la paix. Evoquant la question du terrorisme, les congressistes ont soutenu qu’il est désormais indispensable d’unifier les efforts en créant des alliances saines entres les pays et en adoptant une approche globale et intégrée. Et de poursuivre que «les grandes puissances ne se sont plus en mesure de combattre à elles seules le terrorisme, ce qui incite tous les pays à s’unir et s’inscrire dans une nouvelle gouvernance mondiale pour éradiquer ce fléau, qui se veut un réseau extrêmement développé avec tant d’efficacité». «Il faut avoir une vue politique globale, adopter une approche basée sur la démocratie et l’ouverture sur l’autre et surtout faire participer davantage les décideurs politiques et les institutions si on veut vraiment instaurer une paix pérenne», ont-ils expliqué. Ils ont aussi souligné que la détention de l’arme nucléaire est de nature à peser lourdement sur la sécurité dans le monde, notant que la défaillance du contrôle dans ce domaine au niveau mondial, sous prétexte «d’auto-défense», ne pourra que permettre à l’insécurité de regagner du terrain.

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