Après les militaires, les politiciens…

Après le scandale du camion militaire espagnol chargé de 760 Kg de Haschisch qui a été arrêté au port de Melillia, un autre scandale fait surface. Un conseiller membre du gouvernement local de la ville marocaine sous occupation espagnole a été arrêté pour blanchiment d’argent et trafic de drogue. Selon des informations officielles, les services espagnols de sécurité ont démantelé un réseau de trafic de drogue et de blanchiment d’argent dans la ville occupée de Melilla et arrêté quatorze personnes, dont un conseiller ministre de l’assemblée autonome locale, a indiqué le ministère espagnol de l’Intérieur.
Dans un communiqué de presse diffusé mardi en fin d’après-midi, le ministère précise que cinquante véhicules et quatre embarcations ont été saisis lors de cette opération. Âgé de 29 ans, le cerveau du réseau, qui n’était qu’un simple maçon, il y a cinq ans, serait propriétaire d’une fortune, estimée à 12 millions d’euros. Il s’agit de Francisco Suàrez, membre du Parti Populaire (PP). Il a gagné son siège en 1999 avec le Groupement des Indépendants Libéraux (GIL), mais, il est passé aux rangs du groupe mixte, ce qui lui permit d’accéder à la « Consejeria » (département autonome équivalent à « ministère » au niveau central) d’économie dans le gouvernement du PP-PSOE-UPM. Il a été interpellé à sa sortie de chez-lui. Son arrestation par la Garde civile entre dans le cadre de l’affaire « Novolujo ».
Il s’agit d’une entreprise immobilière et de construction qui a été impliquée dans plusieurs affaires de fraudes et qui a été l’objet d’une enquête ouverte par les autorités policières. Suàrez a été son administrateur général de novembre 1999 à août 2000. Dans une déclaration à la presse, le ministre espagnol des affaires étrangères, Angel Acebes, a souligné que l’arrestation de Suàrez est due à sa relation avec un réseau de blanchiment d’argent lié à « d’éventuelles ramifications avec le trafic de drogue ». Le ministre de l’Intérieur a déclaré que « Suàrez assumera ses responsabilités légales devant la justice » et que le Conseiller local est en relation avec un réseau ou un groupe de blanchiment d’argent.
Par ailleurs, un policier espagnol en service dans la ville occupée de Sebta a été détenu pour trafic d’immigrés. L’agent de la police nationale espagnole a été mis en arrestation et accusé de falsification de documents. Le policier, qui était en service au poste frontalier colonial de Bab Sebta, utilisait le cachet officiel d’entrée dans l’espace Schengen pour permettre à des immigrés clandestins d’accéder à la ville occupée. Le policier-trafiquant a été découvert lorsque ses collègues opérant dans la ville ont découvert l’existence dudit cachet sur des passeports qui n’avaient même pas de visas.
Encore une fois, le gouvernement espagnol est tenu de réviser toutes les accusations qu’il ne cesse de répéter dans les instances européennes à l’encontre du Maroc en ce qui concerne l’immigration clandestine et le trafic de drogue. Les affaires scandaleuses, dernièrement révélées, montrent l’existence d’une mafia espagnole bénéficiant de la complicité de milieux politico-militaires dont l’activité tourne autour de trois axes principaux : la drogue, le blanchiment d’argent et l’immigration clandestine.

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