Archane dénonce la liste de l’AMDH

Suite à la la publication, par l’Association marocaine des droits humains (AMDH) des noms de 45 personnes présumées responsables d’atteintes graves aux droits de l’Homme dans les « années de plomb » (1960-1980), dont celui du secrétaire général du Mouvement démocratique social, ce dernier a réagi en dénonçant ce qu’il qualifie d’allégations mensongères. M. Mahmoud Archane, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a estimé que « les accusations portées publiquement par l’AMDH dans sa deuxième liste (la première a été publiée depuis plusieurs mois). des 45 recèlent un tissu de mensonges et sont d’essence purement politicienne » . «L’AMDH, a –t-il ajouté, s’octroie à bon compte une légitimité à rendre des sentences alors qu’elle est une association partisane (…) inféodée à une formation politique, le PADS dont les dirigeants cumulent des responsabilités tant dans le parti que dans cette association ». « Animés, a-t-il dit, qu’ils sont par le seul désir de la revanche, ils recourent aujourd’hui, entre autres formes d’action, à une « liste » qui n’est qu’une nouvelle modalité dans leur aventure de subversion et de terrorisme politiques». De surcroît, en sa qualité, dit-il, «de secrétaire général d’un parti national, de patriote et de résistant, de fidèle serviteur du pays et de ses institutions, je me dois de dénoncer cette dérive totalitaire et sectair ». Dans le registre des motifs qui l’ont incité à répliquer à ses adversaires, M. Archane, se défend dans des termes tranchant. « Mais ma réaction, a-t-il affirmé, est aussi celle d’un père de famille, d’un natif d’une région (Zemmour) qui n’a jamais douté dans ses engagements et loyautés». Voilà pourquoi il réclame solennellement sa «détermination à faire face à ces tenants du complot permanent, à leur porter la contradiction publiquement et par tous les moyens légaux disponibles et à dévoiler les desseins occultes qu’ils n’ont cessé de poursuivre». Et de rappeler que le MDS, dont le secrétaire général avait demandé en 1999 la mise en place d’une commission parlementaire d’enquête pour revisiter d’une manière conséquente l’histoire récente du Maroc et fixer ainsi au grand jour les responsabilités de chacun au cours de cette période. De même, le MDS a adressé, il y a quelques semaines, une lettre au Premier ministre pour relancer cette proposition. «A ce jour, a fait remarquer M. Archane, force est de relever qu’aucune réaction ni suite n’a été donnée à cette demande». Sur ce, il a renouvelé sa demande de création d’une commission d’enquête indépendante sur le passé récent du Maroc. Car, il ne s’agit plus à ses yeux seulement, dit-il, d’un souhait mais bien d’une exigence fondamentale de justice et de vérité. Enfin, il adresse de nouveau un appel aux autorités publiques pour prendre une initiative concrète et opératoire en vue de clarifier cette question.

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