Arganier : L’arbre qui cache la forêt

Arganier : L’arbre qui cache la forêt

L’Union européenne s’implique davantage dans la recherche sur l’arganier. Le lancement de ce programme en partenariat avec l’Agence de développement social (ADS) est prévu pour aujourd’hui, à Rabat, avec la signature de plusieurs contrats de conventions.
Cette action s’inscrit en fait dans le cadre du Projet arganier qui a vu le jour en 2003.
«Le Projet arganier a plusieurs axes. Il s’agit notamment de la promotion des coopératives de cette filière et de la préservation ainsi que la plantation de nouveaux arbres. Il y a également le volet recherche scientifique en plus d’une action de développement durable au niveau de la région de l’arganier», explique Ali Elissigui, chef de l’unité de gestion du Projet arganier. Et d’ajouter : «Ce Projet de recherche de 3,7 millions d’euros, lancé par l’Union européenne, est focalisé sur trois points : la valorisation des produits de l’arganier, la préservation et la plantation et le développement socio-économique. Ce dernier point est capital parce qu’il prend en considération le contexte humain qui entoure l’arganier».   
Pour rappel, le Projet arganier dispose d’une enveloppe budgétaire globale de 12 millions d’euros. «50 % de cette enveloppe provient de l’Union européenne.
L’Etat marocain, pour sa part, a débloqué 4,2 millions d’euros pour ce projet qui prendra fin en 2008. Le reste est assuré par les coopératives», note Ali Elissigui.
Précisément, le Projet arganier veut contribuer au développement humain de la zone de l’arganeraie et ce à travers «la mise à niveau de la filière des coopératives féminines arganières, l’appui à la préservation et à la gestion durable de l’arganeraie, le soutien aux associations à travers le financement de projets de développement durable, l’appui au cadre juridique et réglementaire du secteur arganier».
Le lancement de ce programme de recherche par l’Union européenne et l’ADS sera également accompagné par la signature de quatre contrats de subventions avec le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le Développement (CIRAD), l’Institut agronomique de Montpellier, l’Université Mohammed V-Faculté des Sciences de Rabat et l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II. 
La sauvegarde de l’arganier se fait de plus en plus persistante. Et c’est dans ce contexte-là que la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier a vu le jour. Une manière comme une autre de mieux protéger cet arbre unique dans le monde entier.
En fait, la densité moyenne de l’arganier a chuté à 30 arbres par ha au lieu de 150 à 200 arbres par ha. L’exploitation accrue de ces plantes est l’une des causes majeures de la détérioration de cette espèce. L’huile d’Argan est fortement présente dans la médecine traditionnelle dans la région d’Agadir. L’arganier a su également se forger une place de choix sur le marché de cosmétique international, avec la création et la mise sur le marché de nouveaux produits à base de ces plantes. 

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