Arnaque d’un nouveau genre

Arnaque d’un nouveau genre

Enfin, Abdellah Bouâsla, avocat du barreau d’El Jadida, un gendarme du commandement de la même ville et un commerçant de volailles, Mohamed.A, ont été mis en détention préventive par le juge d’instruction près la Cour d’appel pour entre autres constitution d’une association de malfaiteurs, falsification de documents officiels, fausses déclarations et complicité. Alors que des procédés juridiques ont été entrepris pour traduire un deuxième élément de la même gendarmerie pour le traduire devant la même juridiction. Pourquoi ?
L’histoire a commencé par un simple fait divers dans une maison située au douar D’hamna, commune d’Ouled Issa, Caïdat d’Ouled Ghanem, province d’El Jadida. La nuit de samedi 11 septembre, les habitants de ce douar ont été surpris par le commerçant de volailles, qui conduisait des éléments de la Gendarmerie royale vers sa demeure. Pourquoi ? Au départ, ils n’ont rien su. Mais par la suite, ils ont appris que Mohamed a découvert qu’il n’était qu’un cocu. Autrement dit, sa femme, Malika, avec laquelle il a eu trois enfants, deux filles et un garçon, le trompait avec un autre homme, prénommé Abdellatif. Est-ce vrai ? Devant leurs yeux, les gendarmes ont commencé à frapper à la porte, ordonnant à l’amant et sa maîtresse d’ouvrir.
Un instant plus tard, deux gendarmes sont arrivés à défoncer la porte pour arrêter Abdellatif et Malika et les conduire vers le poste de commandement. Ils ont été traduits par la suite devant la Chambre correctionnelle près le tribunal de première instance qui a mis fin à la poursuite contre Abdellatif après le désistement remis à la justice par sa propre femme. Tandis qu’elle a gardé en détention préventive Malika qui s’est disculpée. Mais qui va l’entendre, puisque l’arrestation est effectuée en flagrant délit selon les gendarmes chargés de l’affaire. Seulement, tout allait basculer quelques jours plus tard. Abdellatif a décidé de cracher le morceau et dire la vérité. Il a rédigé un document rapportant son témoignage faisant état que toute l’affaire d’adultère n’est qu’un coup monté par le mari de Malika, l’avocat et les deux gendarmes. Pourquoi ? Pour la simple raison que le mari de Malika, à savoir le volailler, ne l’aime plus et désire la répudier.
Seulement, il ne pouvait pas la jeter en dehors de chez lui sans le moindre sou après le nouveau code de la famille. En s’adressant à l’avocat en cause, le mari a trouvé la solution qui ne lui coûterait que quelques millions de centimes et non pas sa fortune.
Abdellatif a précisé qu’il a été appelé par téléphone, le 6 septembre, par l’avocat en question, avec lequel il entretenait depuis belle lurette une relation. Il l’a rejoint le même jour à son cabinet situé à la rue Pasteur à El Jadida. Là, il lui a proposé de lui rendre un service contre une somme d’argent. L’avocat lui a expliqué qu’un richard du douar Ouled Issa veut se débarrasser de sa femme en lui tendant un piège. Il lui a précisé qu’il doit jouer le rôle d’un amant qui passe des nuits avec sa maîtresse avant d’être surpris par le mari.
L’avocat en cause l’a rassuré qu’il va se charger de son relâchement sans passer une seule nuit en prison. Le prix sera de 10 mille dirhams. Après quoi, Mohamed a conduit Abdellatif à bord de sa C15 à destination de sa ferme. Il l’a présenté à sa femme comme un connaisseur en volailles et lui a demandé de prendre soin de lui. Et il l’a conduit par la suite vers une maison située devant celle où sa femme et ses enfants séjournent. Il lui a demandé d’y séjourner.
Depuis, le mari lui rapporte quelques bières et du vin rouge pour passer son temps. Entre temps, Abdellatif qui a déjà empoché 5 mille dirhams a commencé à regretter son comportement. Il a tenté de renoncer, mais le mari, Mohamed l’a encouragé d’aller jusqu’au bout. Effectivement, la nuit du 11 septembre, Mohamed est arrivé chez Abdellatif et lui a demandé de le suivre à l’autre maison où séjourne son épouse. Tous les trois y sont restés durant trois quarts d’heure avant que le mari ne sorte et retourne un peu moins de quinze minutes en compagnie des éléments de la gendarmerie.
Une déclaration qui a engagé une enquête minutieuse et finit par le relâchement de Malika et l’arrestation du mari Mohamed, l’avocat, et un gendarme.
Le second gendarme fait l’objet d’une procédure judiciaire pour être mis en détention par la suite. Il semble que les deux gendarmes qui se sont déplacés depuis El Jadida au douar traversant une quarantaine de kilomètres étaient au courant de toute l’affaire et qu’ils y ont participé après avoir été soudoyés.

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