Arrêter l’hécatombe routière

Arrêter l’hécatombe routière

C’est le bilan d’une seule semaine résultant de 687 accidents corporels survenus à l’intérieur du périmètre urbain. Si le nombre de morts et celui des blessés graves ont enregistré une baisse respectivement de 10 % et de 25,92 %, le nombre d’accidents corporels et des blessés légers a, en revanche, enregistré une hausse respectivement de 8,88 et de 8,37 %, en comparaison avec la semaine précédente, selon un communiqué de la direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
Depuis le début du mois d’avril, les autorités marocaines ont lancé une vaste campagne de communication et de sensibilisation à la radio et sur les chaînes de télévision, et à travers des spots en arabe et en français qui invitent les automobilistes à respecter le code de la route. Une campagne qui a été marquée par la mise en place du Comité de Sécurité Routière du Grand Casablanca et du lancement officiel de la mise en oeuvre du plan d’action de lutte contre l’insécurité routière, sous l’égide du ministère de l’Equipement et des Transports. A rappeler que le Grand Casablanca concentre, à lui seul plus de 20% des accidents de la circulation et plus de 10% du nombre de tués. Au début de la semaine dernière et en marge de la 46ème Assemblée générale du Comité national de Prévention des Accidents de la circulation (CNPAC), le ministre de l’Equipement et des Transports, Abdelkrim Ghellab, a procédé à la nomination de Azzedine Chraibi au poste de secrétaire permanent du CNPAC. La mission attendue du nouveau secrétaire devrait être traduite en termes de rigueur, de capacité, d’intelligence et de créativité pour accompagner efficacement le chantier national de lutte contre l’insécurité routière. «Il est nécessaire aujourd’hui de repositionner le CNPAC et d’en faire l’agence nationale de promotion de la politique et de la stratégie de lutte contre la délinquance et l’insécurité routières et d’opérer à cette fin, une réadaptation judicieuse de ses missions et de ses structures. » a exhorté le ministre. Les autorités et les départements concernés sont tous impliqués dans la définition de la politique gouvernementale globale spécifique au problème, le plan d’action de lutte contre l’insécurité routière, sa mise en oeuvre et sa prise en charge.
Depuis son avènement à la tête du ministère de tutelle, M.Ghellab n’a pas arrêté d’insister pour que la problématique de l’insécurité routière dans son contexte national soit résolue.
Il faut dire que la situation est de plus en plus alarmante. En 2003, quelque 3.878 personnes ont trouvé la mort et plus de 15.000 ont été gravement blessées dans des accidents de la circulation. Ce qui équivaut à une hausse de 3 % par rapport à l’année précédente, selon les chiffres du ministère de tutelle. Notre pays compte 1,8 million de véhicules pour 30 millions d’habitants et, proportionnellement, le risque d’y trouver la mort dans un accident de la route est six fois plus élevé qu’en France et neuf fois plus qu’au Royaume-Uni. D’après les statistiques officielles, la vitesse excessive est à l’origine d’un tiers des accidents mortels. La vétusté d’une grande partie du parc automobile, mais aussi le non-respect du code de la route, la conduite en état d’ébriété ainsi que le dépassement défectueux et le comportement des conducteurs, mal formés, expliquent également cette hécatombe.

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