Asilah : La crise des transports interurbains s’accentue

Asilah : La crise des transports interurbains s’accentue

L’informel en est le grand bénéficiaire

Les Zaïlachis déplorent le fait que la plupart des sociétés d’autocars préfèrent passer directement par l’autoroute sans marquer leur arrêt dans la cité blanche.

Malgré sa réputation de ville touristique, Asilah reste parmi les destinations très mal desservies par les transports en commun. En effet, les Zaïlachis déplorent le fait que la plupart des sociétés d’autocars préfèrent passer directement par l’autoroute sans marquer leur arrêt dans la cité blanche. Alors que la nouvelle gare d’Asilah – dont l’entrée en service n’est pas encore fixée – est d’une capacité d’accueil de quelque 300 cars.

Parmi les voyageurs les plus touchés, ceux qui font quotidiennement la navette entre la cité blanche et leurs lieux de travail, plus particulièrement à Tanger. D’aucuns navetteurs zaïlachis disent qu’ils sont parfois contraints, depuis plus d’une quinzaine de jours, de prendre deux à trois moyens de transport pour se rendre à leur travail ou d’autres destinations à Tanger. «Le positionnement géographique de la nouvelle gare routière de Tanger à la périphérie rend notre situation de plus en plus infernale. Nous devons durant les premiers jours de l’ouverture de cette gare payer aux chauffeurs de grands taxis 25 DH au lieu de 20 DH chacun pour se rendre au centre-ville», précise un des représentants de la société civile à Asilah.

Cette tarification a été en quelque sorte bien accueillie, selon ce dernier, par la plupart des usagers de ce mode de moyen de transport. «Car la course entre la gare routière et d’autres destinations à Tanger coûte cher. Mais nous venons d’être surpris par le fait que les chauffeurs des grands taxis refusent de nous ramener au centre-ville comme d’habitude. Ils disent qu’ils risquent une amende ou la mise en fourrière de leurs véhicules. Ce qui pousse les usagers à utiliser n’importe quel moyen de transport pour se rendre au travail», déplore-t-il.

De leur côté, les chauffeurs de grands taxis interurbains d’Asilah disent que la nouvelle décision des autorités joue en faveur du développement du transport informel au détriment de la profession. «Nous continuons ainsi d’être victimes d’une concurrence déloyale de la part des transporteurs clandestins. Nous sommes très touchés par cette décision prise sans l’intervention des professionnels et des représentants de la société civile d’Asilah», fait part le secrétaire local de l’Union générale des travailleurs marocains (UGTM) des chauffeurs de grands taxis à Asilah, Abdelhafid Hourma.

Les professionnels appellent, selon ce dernier, à l’ouverture d’un dialogue avec les autorités pour pouvoir trouver une issue favorable pour toutes les parties y compris les citoyens. «Comme c’est le cas pour les autobus interurbains Tanger-Asilah d’Alsa, qui marquent leur dernier arrêt en plein centre-ville, nous proposons une station secondaire permettant de jouer en faveur aussi bien des professionnels que des simples citoyens», dit M. Hourma

Rappelons qu’en plus du manque des moyens de transports interurbains routiers, Asilah souffre depuis plus d’un an de la baisse du nombre de dessertes ferroviaires vers les principales villes du Royaume.

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