Asilah : La dégradation de la qualité des soins à l’hôpital local suscite la grogne

Asilah : La dégradation de la qualité des soins à l’hôpital local suscite la grogne

Les habitants souffrent également, et depuis longtemps, de l’absence de pharmacies de garde de nuit

Les protestataires ont déploré le fait qu’Asilah ne dispose que d’un seul établissement hospitalier, dont les capacités d’accueil sont en deçà des besoins d’une population d’environ 30 mille habitants et autres communes rurales voisines.

Les Zaïlachis souffrent d’un énorme déficit d’infrastructures sanitaires. En réponse de l’appel des représentants de la société civile locale, des dizaines d’habitants viennent d’observer un deuxième sit-in de contestation devant les locaux de l’hôpital d’Asilah. «Nous avons entamé ce mouvement de protestation avec un premier sit-in, tenu vendredi 8 novembre devant le même établissement hospitalier local. Il a été suivi une semaine après par un deuxième pour pouvoir attirer l’attention des responsables sur la situation déplorable dans laquelle se trouve l’hôpital local d’Asilah. Nous prévoyons une série d’autres sit-in tous les vendredis après les prières de Dohr ou Al Asr devant cet établissement hospitalier ou le pachalik pour faire entendre notre voix», selon l’un des membres de l’équipe organisatrice de cette manifestation de protestation.

Les protestataires ont déploré le fait qu’Asilah ne dispose que d’un seul établissement hospitalier, dont les capacités d’accueil sont en deçà des besoins d’une population d’environ 30 mille habitants et autres communes rurales voisines. «Nous réclamons l’amélioration de l’offre de santé à Asilah. Un grand nombre d’habitants de la ville n’a pas les moyens de se rendre à Tanger pour se faire soigner. Car l’hôpital d’Asilah manque presque de tout», a fait savoir Awatif Asri, femme au foyer, avant d’ajouter que «je connais des femmes qui se sont endettées pendant leur grossesse pour pouvoir accoucher dans des cliniques à Tanger. Et ce pour éviter le manque de soins et d’entretien à l’hôpital local».

A l’instar des autres établissements hospitaliers publics des petites communes urbaines, l’hôpital local d’Asilah, qui compte 46 lits, ne dispose pas de plusieurs spécialités. Pour se faire soigner, un grand nombre d’habitants se rend aux établissements hospitaliers préfectoraux et régionaux, dont l’hôpital Mohammed V de Tanger qui accueille le plus grand nombre de patients venus d’autres villes  et zones rurales de la région.

Concernant le manque de ressources humaines, la direction régionale de la santé de Tanger-Tétouan-Al Hoceima avait indiqué dans un communiqué émis  récemment qu’elle travaillait conjointement avec le département de tutelle sur un projet de renforcement du personnel médical de l’hôpital local d’Asilah. Les responsables de cette direction régionale avaient fait part, à travers ce même communiqué, qu’ils avaient tenu une réunion avec les autorités locales pour dresser l’état des lieux des services de l’hôpital Asilah. Cette réunion visait, a ajouté la même source, la mise en place d’un plan d’action pour l’amélioration de qualité des soins dans cet hôpital afin de mieux répondre aux attentes de la population locale.

Notons qu’en plus des services hospitaliers, les Zaïlachis souffrent depuis longtemps de l’absence de pharmacies de garde de nuit. Les 9 officines que compte la ville restent ouvertes toute la journée, jusqu’à 22 h. Mais elles continuent, sans aucune raison valable, de maintenir leur suspension de la garde de nuit.

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