Assassinat de Marike de Klerk : un agent de sécurité passe aux aveux

Un agent d’une compagnie privée de sécurité a avoué le meurtre de Marike de Klerk, 64 ans, l’ex-épouse du dernier président blanc de l’apartheid Frederik de Klerk, a annoncé vendredi la police au Cap. Marike de Klerk avait été retrouvée étranglée et poignardée d’un coup de couteau dans le dos le 4 décembre dans son appartement du Cap. Sa mort, causée par une strangulation selon le médecin légiste, serait intervenue le matin du 3 décembre. L’agent de sécurité, âgé de 21 ans, était interrogé par la police depuis jeudi. La compagnie qui l’emploie est chargée de la sécurité du complexe où vivait Marike de Klerk à Blaauwberg, un quartier aisé en bord de mer au nord du Cap. Le chef de la police du Cap, a indiqué que l’homme sera déféré au parquet du Cap lundi. Il a précisé que l’agent de sécurité était passé aux aveux devant un magistrat, après avoir été identifié par les enquêteurs, grâce notamment à une communication effectuée depuis le téléphone portable de la victime. Marike de Klerk avait divorcé de Frederik de Klerk en 1998 après 39 ans de mariage, peu après que l’ancien président eut révélé une liaison avec Elita Georgiades, la femme d’un armateur grec, qu’il a par la suite épousée. Marike elle-même s’était fiancée en 1999 à un homme d’affaires de Johannesburg, mais la liaison avait tourné court. Frederik de Klerk, 65 ans, a été de 1989 à 1994 le dernier président du régime d’apartheid. Après les premières élections démocratiques de 1994, remportées par Nelson Mandela et le Congrès national africain (ANC), il est resté vice-président du gouvernement d’unité nationale jusqu’en 1996. De Klerk et Mandela ont été en 1993 co-lauréats du prix Nobel de la paix. Frederik de Klerk a regagné le cap jeudi après avoir annulé son séjour en Suède, où il devait participer aux célébrations du 100ème anniversaire du prix Nobel.

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