Association Zaouia El Khadra pour l éducation et la culture à Marrakech : L école pour tous!

Association Zaouia El Khadra pour l éducation et la culture à Marrakech : L école pour tous!

Il est 14h30. Nous sommes à l’école primaire, Khadija Bint Khouaylid, sise dans un quartier populaire de Marrakech. Des enfants de 5 ans nous y accueillent, lundi, la récitation de courtes sourates du Livre-Saint.

Oui du Coran puisque l’association Zaouia El Khadra pour l’éducation et la culture, présidée par Mohamed Bensouda El Wazir et Latifa Boutaleb, qui leur dispense gratuitement une éducation préscolaire y tient énormément. Mais comment se fait-il qu’un tel enseignement soit dispensé à des enfants de cet âge dans une école primaire? «Suite à la promulgation de la charte nationale dédiée à la promotion de l’enseignement préscolaire dans les établissements primaires, l’association, qui avait démarré ses activités à Fès par l’apprentissage du Coran, a signé un partenariat avec le ministère de l’éducation nationale et l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de Marrakech-Tensift-El Haouz.

En vertu de cette convention, des classes dans des écoles primaires ont été mises à la disposition de l’association», explique à ALM Nezha Atif, responsable de la branche de la fondation au niveau de cette région. Outre les versets coraniques et les préceptes de la religion, cette fondation, qui se fait assister par des enseignantes qualifiées, apprend à ces chérubins les langues arabe et française, l’écriture, la lecture et les maths entre autres. Et puisque les lettres de la langue arabe sont vocalisées pour en faciliter la lecture, les institutrices recourent à des mouvements illustrant la vocalisation pour que les petits élèves les inculquent bien. Aucune nouvelle lettre ou sourate n’est entamée sans que cette éducatrice ne soit sûre de l’apprentissage de chaque élève.

S’agissant du choix des classes qui se chiffrent à dix, chacune étant dans une école différente, Zaouia El Khadra pour l’éducation et la culture a opté pour des quartiers populaires pour répondre à ses objectifs, à savoir la création d’une égalité de chances entre les enfants orphelins, défavorisés et ceux issus de familles aisées qui intègrent des crèches. Au lieu de passer leur temps dans la rue, les enfants sont initiés dans ces classes, qui comptent 35 élèves.

Ils y acquièrent les bases nécessaires en attendant d’intégrer les écoles primaires, chose qui facilite l’accès de ces enfants à l’établissement où ils ont reçu leur éducation préscolaire. D’ailleurs, les responsables de l’association reçoivent de bons échos quant à l’enseignement reçu par leurs enfants, lesquels obtiennent les meilleures notes au cycle primaire. Quoi de plus normal puisque ces dirigeants ont recours à des experts qualifiés pour concevoir une méthodologie d’apprentissage simplifiée.

Ainsi, à l’issue d’une année scolaire, qui débute le 1er octobre et prend fin en juin, les enfants de l’association ont déjà appris à réciter une bonne partie du Coran et des prières, à faire des calculs, une dictée, voire à écrire ainsi qu’à composer des phrases. En sus de cet apprentissage, l’association programme, au profit des enfants, des activités ludiques à l’instar du chant, du théâtre, de la peinture et des jeux intellectuels. De plus, chaque classe dispose d’un coin où ces poussins se rassemblent autour de leur maîtresse pour apprendre l’hymne national et raconter des histoires. Au moment de la narration, celle-ci ne cesse de leur poser des questions pour piquer leur curiosité et évaluer leur concentration.              

De surcroît, les enseignantes ne cessent de sensibiliser les enfants à l’importance de l’hygiène et de la ponctualité. Ceci sous le contrôle de Mme Atif qui veille sérieusement au bon déroulement de la branche de l’association au niveau de la ville ocre. El le tout sous la direction des présidents de cette fondation qui lui accordent une attention particulière.

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