Attaque armée de Tanger : Les biens des braqueurs toujours sous enquête

Attaque armée de Tanger : Les biens des braqueurs toujours sous enquête

Ceci est un brin des investigations, toujours en cours, qui a été avancé samedi à Salé par Abdelhak El Khayam à l’issue de la présentation détaillée des objets et armes de pointe saisis chez la bande démantelée. Selon le directeur du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), «il s’est avéré que la bande en question est à l’origine d’une attaque armée en 2014 d’un camion convoyeur de fonds couronnée du vol de 470 millions de centimes, 50 mille euros et 400 dollars américains».

Outre ces forfaits, le groupe composé de quatre personnes a en 2013 procédé, entre autres, au vol de voitures, dont une Audi et une Mercedes. Pour ce faire, la bande louait celles-ci chez des agences afin de reproduire les clés. Une vidéo projetée lors d’un point de presse a démontré la démarche de détournement de voitures par la bande qui comprend deux Belges d’origine marocaine, dont le chef est un récidiviste impliqué en Belgique dans des braquages et des vols armés. Il a été de retour au Maroc en 2012. Les deux autres étant de nationalité marocaine.

Le dernier acte perpétré par la bande en question, qui compte à son actif d’autres forfaits bien planifiés, remonte au 13 août. Lors de cette opération, le chef de la bande, qui attendait la descente du compagnon du chauffeur du véhicule sans être muni d’argent, comptait jeter une grenade fumigène à l’intérieur du camion. Mais, lorsqu’il a été surpris par le fait que les vitres étaient fermées, il a dégainé une arme à feu et tiré plusieurs coups de feu en direction du chauffeur sans parvenir à l’atteindre en raison du verre blindé du véhicule. Ainsi, le chauffeur du fourgon est parvenu à s’enfuir, tandis que le suspect a pu aussi prendre la fuite à bord d’une voiture de location. «Les voitures ayant servi aux opérations sont toujours saisies à Tanger», a enchaîné le directeur du BCIJ.   

La différence entre les deux opérations de braquage de véhicules destinés au transport de fonds c’est que le chef de bande a, selon M. El Khayam qui l’a qualifié de «délinquant», «brûlé ses vêtements». Tandis qu’il a été mis sous les verrous à l’issue du deuxième forfait qu’il a commis aux côtés des autres membres dont l’un est «suspecté» d’avoir des penchants terroristes.

Aussi, la différence réside, selon l’interlocuteur en «investigations poussées», entre les deux braquages. «Pour éclaircir les choses, il y a toujours une coordination entre les services de police. Nous avons créé des groupes mixtes qui ont travaillé ensemble», a ajouté le directeur du BCIJ en allusion à la collaboration entre les services de Tanger et Rabat.

Par l’occasion, M. El Khayam, qui a indiqué que des investigations approfondies sont toujours en cours avec l’un des suspects puisqu’il a des antécédents judiciaires en Belgique pour son implication dans des opérations de trafic d’armes, a précisé qu’aucune collaboration n’est établie avec les services belges dans le cadre de cette affaire.

Quant au chef de la bande, il kiffait bien sa vie puisqu’il plantait de la marijuana et la préparait himself.

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