Au coeur du changement

Attention, derrière ses allures de femme fragile, Nezha Hayat est un trader redoutable. Cette directrice déléguée du Pôle Banque d’Investissement SGMB, a dit-elle, vécu les changements du Maroc à travers son travail à la bourse. « C’est peut-être la perception que j’avais du pays, avant de rentrer il y a huit ans, qui a changé. Probablement parce que j’ai évolué dans un système où j’étais un acteur du changement», précise-t-elle. Nezha Hayat a conscience qu’elle a été portée par la vague «golden boys and girls». En 1993, le Maroc privatise la bourse de Casablanca dans l’espoir d’en faire une véritable place. Très vite, des sociétés de bourse sont créées et l’occasion est donnée à la jeune génération d’accéder à des postes de décision. Le mot d’ordre est d’accompagner les programmes de privatisation tout en fonctionnant selon les standards internationaux. «Les dirigeants des sociétés de bourse n’avaient pas plus de 30 ans et leurs collaborateurs 25 ans». De ces années d’euphorie où toute une place financière était à construire, Nezha Hayat garde le souvenir fort « d’un capital humain formidable dans un environnement où il fallait être compétitif». «J’ai aussi compris que la femme est plus armée pour combattre les résistances et les blocages. Elle en a l’habitude dès son jeune âge », affirme la vice-présidente de l’Association des femmes entrepreneures marocaines.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *