Au service de la justice de la famille

A l’occasion de l’inauguration d’un service chargé de la justice de la Famille au sein du Tribunal de première instance de la Préfecture Derb Soltane-Al Fida, le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, a souligné que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre des hautes directives royales contenues dans le discours que le Souverain a prononcé à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle année législative et dans la lettre adressée au ministre de la Justice portant plus particulièrement sur l’aménagement de locaux convenables, la modernisation de la justice de la Famille et sur la généralisation de l’outil informatique dans le traitement des dossiers. M. Bouzoubaâ a indiqué, dans une déclaration à la presse, qu’il sera procédé à la généralisation de ce genre de service dans les différents tribunaux du Royaume afin de garantir une justice équitable, moderne et efficace qui puisse préserver la dignité et la solidarité de la famille. Ces mesures, a t-il poursuivi, portent également sur la mobilisation de ressources humaines spécialisées et compétentes et l’élaboration d’un guide pratique où sont répertoriés l’ensemble des jugements, textes et dispositions relatifs au Code de la Famille. La mise en place d’un Fonds de solidarité familiale garantissant les droits de l’enfant et la dignité de la Famille et l’organisation d’une large campagne de sensibilisation sur la finalité de ce Code, figurent également au nombre des mesures envisagées, a t-il ajouté. De son côté, la Présidente du tribunal de première instance de la préfecture de Derb Soltane Al-fida, Zhour Horr, qui était membre de la Commission Consultative pour la révision du Statut Personnel, a mis l’accent sur l’importance de la création de ce service autonome. Dans une déclaration, cette dernière a, fait remarquer, statistiques à l’appui, que les amendements introduits au code de la famille s’appuient sur la réalité vécue et répondent aux exigences actuelles. Les statistiques concernant la période allant de janvier à fin septembre 2003 font ressortir une diminution du nombre de dossiers concernant la polygamie (30 dossiers en 2003 contre 42 en 2002), le mariage précoce (deux dossiers contre dix) et le mariage mixte (79 contre 147). La même source précise que durant la période précitée, le nombre de divorces réclamés par l’épouse et que ce tribunal a eu à traiter, représente 55 % de l’ensemble des dossiers de divorce (243 contre 440 soit moins de la moyenne nationale qui est de 58 %).

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