Au service de l’enfance

Lors de l’ouverture d’un panel sur « les pires formes de travail des enfants », le président de la chambre des représentants et de la 107-ème conférence de l’Union interparlementaire (UIP), M. Abdelouahed Radi a estimé que le degré de civilisation d’une nation n’est point la force militaire ou la puissance économique, mais réside dans la façon de traiter les questions de ses couches sociales. M.Radi a affirmé que SM. le Roi Mohammed VI et le gouvernement marocain accordent un intérêt particulier aux questions de l’enfance, de la femme et des handicapés. Il a également mis en exergue l’action de SAR la princesse Lalla Meryem en faveur des questions de l’enfance.
La séance d’ouverture de ce panel a été marquée par une allocution de SAR la princesse Lalla Meryem, prononcée en son nom par Mme Nezha Chekrouni, ministre déléguée chargée de la condition féminine, de la protection de la famille et de l’enfance, et de l’insertion des handicapés. Mme Najma Heptulla, présidente de l’UIP, a relevé de son côté que des dizaines de millions d’enfants sont engagés dans des pires formes de travail, notamment dans les pays en développement, qui portent atteinte tant à leur santé qu’à leur avenir, réaffirmant l’engagement de l’UIP et de l’organisation internationale de travail (OIT) à mettre un terme à cette situation déplorable.
SAR la princesse Lalla meryem n’a ménagé aucun effort pour le lancement du guide intitulé « Eradiquer les pires formes de travail des enfants » et suit de très près toutes les activités et évolutions juridiques concernant le travail des enfants, d’autant plus que la session spéciale des Nations unies consacrée à l’enfance aura lieu dans quelques semaines à New York, a-t-elle précisé.
Dans ce cadre, l’on se souvient du discours très applaudi de la Princesse à l’occasion de la réunion annuelle des ambassadeurs de bonne volonté de l’UNESCO qui a eu lieu dernièrement à Paris. « Quoi de plus important et de plus réconfortant que de se savoir comprise et soutenue, quand on a choisi comme je l’ai fait, de consacrer l’essentiel de ses efforts à la sauvegarde de l’intégrité physique, morale et spirituelle de ceux de nos enfants qui sont les plus fragiles et les moins favorisés » avait déclaré SAR la princesse Lalla Meryem.
Pour sa part, le directeur du programme international pour l’abolition du travail des enfants (IPEC), M. Frans Roselaers, a jugé inacceptable que des enfants soient obligés de travailler dans des conditions contraires aux conventions internationales et, dans plusieurs cas, en violation de la législation nationale. En outre, il s’est félicité de l’action résolue du Maroc qui a ratifié, début 2001, la convention 138 sur l’âge minimum et qui vient de ratifier la convention 182 relative aux pires formes de travail des enfants. M. Roselaers a mis également l’accent sur le rôle des parlementaires dans la lutte contre le travail des enfants, la ratification des traités internationaux, l’adoption des législations nationales et la sensibilisation de l’opinion publique aux pires formes de travail des enfants. De tous les pays en voie de développement, le Maroc est nettement le mieux engagé quant à la problématique de protection de l’enfance.

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