Augmentation des salaires des fonctionnaires : L’impact financier au menu du Conseil de gouvernement

L’impact financier d’une augmentation des salaires des fonctionnaires sera au menu du Conseil de gouvernement demain, jeudi 28 février, à la Primature. Mohamed Abbou, ministre délégué chargé de la Modernisation des secteurs publics, y présentera un exposé sur l’effet que cette augmentation aura sur le budget de l’Etat. Pour étudier l’impact budgétaire de cette décision, une commission interministérielle devait se réunir, hier après-midi, pour évaluer le budget nécessaire à ce changement de la grille salariale des fonctionnaires. 
Cette éventuelle augmentation salariale n’est à prévoir qu’à partir de l’année prochaine. Si les choses aboutissent, les dispositions de cette mesure seront prises en considérations dans la loi de finances 2009.
Déjà, lors du colloque sur le statut général de la fonction publique, tenu lundi dernier, à Rabat le ministère chargé de la Modernisation des secteurs publics a appelé à la réforme du régime des salaires des fonctionnaires. Il est également question «d’adoption d’une approche globale et de concertation avec les différents acteurs sociaux pour la mise en œuvre de cette réforme».
Le département de Mohamed Abbou parle aussi de «l’appui à la transparence et à l’honnêteté au sein du secteur de la fonction publique». Lors de la séance d’ouverture de ce colloque, le Premier ministre, Abbas El Fassi, avait présenté les principales orientations pour la réforme du statut général de la fonction publique.  Il s’agit de l’adaptation du système de recrutement, la prise en considération des principes de mérite, de compétence, de rendement, de productivité, de formation continue et de qualification ainsi que l’appui des mécanismes à caractère déontologique.
À l’issue de ce colloque, organisé à l’occasion du cinquantenaire du statut général de la fonction publique, des recommandations ont été émises par les participants. Ces derniers ont souligné que «la réforme du régime des salaires passe essentiellement par l’instauration d’un nouveau régime basé sur les principes de justice, d’équité et de transparence et la revalorisation du salaire de base».
Sur la liste des recommandations, on conseille l’adoption des critères de mérite, de compétence et de rendement en cas de promotion.  Et ce, à travers l’institutionnalisation et l’unification du système d’évaluation au sein des administrations publiques, la définition du champ de dérogation au principe d’interdiction au fonctionnaire d’exercer une activité rentable, l’interdiction du cumul de deux salaires ou plus ainsi que l’application des normes de questionnement et d’audit au sein de la fonction publique.

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