Avant la nouvelle Moudawana…

La nouvelle Moudawana met en place les outils juridiques pour rétablir l’équilibre au sein du couple. Le droit de la femme pour demander le divorce est la grande nouveauté. Il n’y a pas longtemps, une femme battue devait amener un certificat médical justifiant des abus qu’elle a subis. Elle devait aussi avoir des témoins attestant que les coups qu’elle a subis venaient de son époux.
Dans certains cas, elle devait même amener un acte adoulaire, attestant qu’elle a été battue «gratuitement». Cela sous-entend que le mari a le droit de battre sa femme si elle lui désobéit. Ces outils deviennent inefficaces dans certains cas : quand la femme est littéralement dominée par son époux. Les femmes soumises ont tellement peur de leurs époux qu’elle se laissent malmener sans réagir. Une femme dont la personnalité est écrasée par celle de son époux a peu de chances d’être une bonne mère et une bonne citoyenne productive. Le Maroc a besoin de femmes productives et émancipées.
Les Marocaines avaient bénéficié de leurs droits au travail sans recourir à l’approbation du mari depuis 1995. Ceci s’est fait dans le cadre des modifications qu’a connues le droit des obligations et des contrats. Elles ont aussi le droit depuis quelques années de faire du commerce loin de la tutelle du mari. Elles ont recouvré ce droit grâce à la campagne des «réclamations urgentes», menées par les associations féminines en 1994. ce sont là autant de droits qui permettent à la femme marocaine d’être indépendante financièrement vis-à-vis de son mari. Une femme qui travaille risque moins d’être amoindrie au sein de son couple. Une femme indépendante et responsable a toutes les chances de contribuer à construire une famille équilibrée.          

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