Aveux sur l’assassinat du petit Larbi en France

Selon les informations recueillies mardi auprès d’une source proche de l’enquête, cet homme de 39 ans aurait d’abord nié avoir rencontré Larbi. puis il a expliqué lui avoir porté secours dans la rue alors qu’il était victime d’un malaise. Il dit l’avoir remonté chez lui, déshabillé pour le ranimer, expliquant par une tentative de bouche à bouche la présence de sa salive sur les lèvres de l’enfant.
Enfin, confondu par les analyses ADN de cheveux et de sperme découverts sur le corps de la victime, il a reconnu avoir attiré l’enfant chez lui en lui promettant de lui acheter de nouveaux billets de tombola, comme il l’avait fait précédemment. Il aurait alors proposé à Larbi de jouer avec une console de jeux. Larbi, arrivé à son domicile en milieu de journée, aurait eu un malaise pendant que le suspect prenait un café ou qu’il déjeunait dans sa cuisine, suivant les deux versions données par Alain Diaz.
D’après Me Sylvie Reulet, avocate des parents de Larbi, l’homme a expliqué au juge d’instruction qu’une armoire, retrouvée dans la salle de bain, serait alors tombée sur la tête de l’enfant. Il l’aurait alors déshabillé pour le ranimer.
Les enquêteurs estiment que Larbi est probablement mort dès le soir du 4 décembre, peu de temps après être arrivé chez Alain Diaz, mais que son corps n’a été déposé dans la nature que le 5 décembre au soir au plus tôt. Les lieux ont en effet été fouillés par un maître-chien dans la journée du 5 décembre.
Le 6 décembre vers 10h00 du matin, Alain Diaz était admis aux urgences de l’hôpital Pellegrin de Bordeaux pour une fracture à la cheville qu’il explique comme la conséquence d’une tentative ratée de suicide par pendaison dans son escalier.
Il a été interpellé le 3 janvier, entendu par le juge d’instruction, mis en examen samedi dernier à Bordeaux et placé en détention provisoire le même jour à la maison d’arrêt d’Angoulême . Il n’a pas été entendu depuis.
Par ailleurs, Me Sylvie Reulet a déposé une demande pour que la famille puisse récupérer le corps de l’enfant afin de l’inhumer au Maroc.

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