Avortement / L’avis du religieux : Une approche au cas par cas

Avortement / L’avis du religieux : Une approche au cas par cas

ALM : Quelle est la position de l’Islam par rapport à l’avortement ?

Mustapha Benhamza : Il faut savoir que dans une multitude de textes et d’avis religieux, le fœtus est pris en compte bien avant sa naissance. La femme enceinte peut, par exemple, être exempte du jeûne pendant le Ramadan si cela peut nuire à la santé du fœtus, et le partage de l’héritage est arrêté lorsqu’une femme est enceinte jusqu’à ce qu’on s’assure de sa grossesse. Tout cela pour dire que l’Islam considère le fœtus.

Cela veut-il dire qu’il est contre l’avortement ?

Ce que je peux vous dire c’est que l’Islam protège, tant que cela se peut, le droit à la vie. L’avortement dans une phase avancée de la grossesse peut être considéré comme un meurtre. Il ne faut pas attenter à la vie d’un fœtus à partir de simples suppositions, l’enfant n’est pas censé payer pour les erreurs des autres.

Que préconisez-vous dans ce cas ?

Il faudrait adopter une approche au cas par cas. Etudier chaque situation de manière à part entière, et prendre les mesures qui semblent nécessaires. Il est important qu’un comité scientifique s’en charge, cette décision ne doit pas être prise de manière arbitraire, elle doit faire suite à un avis religieux et médical, loin des pressions et des tentatives d’orientation. L’idée de départ est, avant tout, de préserver la société. Dieu seul peut donner et retirer la vie. Le droit à la vie est essentiel, il ne doit pas faire l’objet de concessions.

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