AWB : opération séduction à Paris

AWB : opération séduction à Paris

Opération séduction à Paris. Attijariwafa bank a organisé, samedi 18 mars, une rencontre avec des jeunes Marocains étudiants des Grandes écoles françaises pour jeter des «regards sur le Maroc qui bouge». À l’Institut du monde arabe, le top management de cette banque a mis le paquet pour passer son message : le Maroc a besoin de ses compétences. Khalid Oudghiri, P-DG d’AWB, n’a pas mâché ses mots. «Ce n’est pas un forum de recrutement! Nous sommes là pour dire qu’il y a désormais des entreprises marocaines qui n’ont rien à envier aux entreprises internationales. Après votre carrière professionnelle, il ne faut pas écarter le Maroc de votre choix», a lancé M. Oudghiri devant un parterre d’étudiants marocains poursuivant leurs études supérieures en France.
Ce sont 2.712 Marocains inscrits dans les Grandes écoles en 2005, dont 1.864 dans des écoles d’ingénieurs, contre 2009 en 2001. En effet, les étudiants marocains représentent la plus forte communauté des étudiants étrangers dans l’Hexagone sur un total de 7.639, devançant ainsi les Algériens (1.306). Pour donner l’exemple, le P-DG d’AWB, lui-même lauréat en 1981de l’Ecole Centrale de Paris, s’est entouré des membres de son équipe, tous lauréats des grandes écoles. Les témoignages des cadres d’AWB ont expliqué à ces étudiants que «l’on peut faire carrière en rentrant au pays».
«On est ambitieux, mais pas prétentieux ! Nous sommes en train de constituer une entreprise aux standards internationaux. Pour votre carrière, il faut aussi penser au Maroc. Je sais que vous êtes courtisés et que vous voulez être des citoyens du monde en intégrant des multinationales. C’est pour cela que nous avons organisé cette rencontre pour montrer qu’il y a bel et bien des lauréats qui occupent des postes de responsabilité au Maroc. Et pour vous dire aussi que les salaires au Maroc ne sont pas si bas !», a ajouté M. Oudghiri. L’appel du P-DG d’AWB est arrivé à point nommé pour les membres de l’Association des Marocains aux Grandes écoles (AMGE).
Regroupant plus de 2.500 membres, cette association a organisé, le samedi 10 mars, la 11ième  édition du Forum Horizons Maroc qui a été marqué par la participation de Fathallah Sijilmassi, ambassadeur du Maroc en France, et Moulay Hafid Elalamy, président de la CGEM. Cette manifestation sert d’interface permettant aux étudiants et aux entreprises marocaines d’établir un contact concret pouvant déboucher sur une convention de stage ou un contrat d’embauche.
«Ce forum annuel donne une occasion aux lauréats de saisir les opportunités qu’offre le marché marocain. À l’AMGE, on pense que les lauréats des grandes écoles françaises ont tout à gagner en tirant profit du climat favorable des investissements et des affaires au Maroc et contribuer par là-même au développement économique et social de leur pays d’origine», explique Sara Faqir, chargée du pôle forum et relations entreprises à l’AMGE. Pour conclure cette rencontre, le DRH d’AWB n’y est pas allé par quatre chemins:«nous sommes à un rythme annuel de recrutement de 650 collaborateurs dont un tiers sont des lauréats diplômés de France. Les Bac+5  représentent la moitié des profils demandés».

Grandes écoles en bref
Selon le ministère français de l’Education nationale, sous l’appellation «Grandes écoles» sont regroupées les Ecoles d’ingénieurs, les Ecoles normales supérieures (E.N.S.), les Ecoles de commerce et les Ecoles vétérinaires. Ces Grandes écoles se caractérisent par le niveau élevé de leur diplôme (le plus souvent Bac + 5) et par une forte sélection à l’entrée.
L’expression «Grandes écoles» est apparue en France à partir de la Révolution, en 1794, date à laquelle l’École polytechnique fut créée par Gaspard Monge, mathématicien, et Lazare Carnot.
Unique dans le monde, la France présente ainsi un système où coexiste les Grandes écoles et les universités. Les Grandes écoles diffusent des enseignements dans les domaines des sciences de l’ingénierie, le commerce, l’agronomie, ou l’administration, tandis que l’Université conserve, de manière exclusive, la médecine et le droit.

• DNES à Paris Atika Haimoud

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