Bahraoui dame le pion à l’USFP

Bahraoui dame le pion à l’USFP

La bataille pour le contrôle de Rabat s’est déroulée, lundi 22 septembre, au siège de la wilaya, dans un climat extrêmement tendu avec plus de trois heures de retard. Pourtant, tout était prêt dès 10 heures du matin pour l’élection du président, les candidats, les votants, les représentants de l’autorité et le public. Motif : conflit autour de la procédure de vote. L’USFP qui a présenté le candidat Ahmed Rih tenait à ce que le vote se déroule à bulletin unique, tandis que le MP représenté par Omar Bahraoui est partisan des bulletins à couleurs. Foire d’empoigne. Dans la salle, le ton monte, les parois vibrent. Échange d’anathèmes et de noms d’oiseaux. Les supporters du postulant USFP crient au scandale. Élu dans l’arrondissement Souissi, Driss Lchgar, par ailleurs député, exige à tue-tête le remplacement du président de la séance, soupçonné à ses yeux d’être de mèche avec le candidat adverse. Oubliant dans cette surchauffe qu’il était ministre et porte-parole du gouvernement, Nabyl Benabdallah, élu PPS dans l’arrondissement Agdal-Riad, crie à grands trémolos que l’on veut falsifier la volonté populaire. Rien que ça. Les contestataires finiront par avoir gain de cause même si leur offensive ressemblait à une manoeuvre destinée à faire éventuellement de la procédure de vote le bouc-émissaire de leur défaite programmée face au rouleau compresseur du MP. En effet, Omar Bahraoui remporte largement la bataille à 60 voix contre 21. Après la proclamation des résultats, les militants de l’USFP ont déversé leur colère contre les conseillers Istiqlaliens qu’ils ont traités de tous les noms pour avoir donné leurs voix au candidat MP au lieu de faire jouer l’esprit Koulta. En fait, l’USFP était numériquement le plus qualifié à gagner cette élection puisqu’elle a réalisé le premier score à Rabat avec 17 sièges sur 81 dans le conseil de la ville, tandis que le MP est venu en deuxième position avec 13 sièges. Mais c’est Omar Bahraoui, président sortant de la communauté urbaine qui contre toute logique arithmétique, a réussi à réunir le maximum de suffrages ( notamment les 11 voix du PI, les 8 voix du PJD et les 5 de l’UC) autour de sa candidature. L’amertume de l’USFP n’a d’égale que sa quête farouche à diriger pour la première fois les affaires de la capitale. À noter que lors des élections communales de 1997, c’est le même Omar Bahraoui qui était le tombeur de l’USFP à travers Khalid Alioua, lequel s’est replié cette fois-ci sur Casablanca.

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