Ben Ali promet la prospérité et le bien-être aux Tunisiens

Ben Ali promet la prospérité et le bien-être aux Tunisiens

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a affirmé dimanche, qu’un succès de sa candidature à la présidentielle se traduirait par un «surcroît de bien-être et de prospérité» et promis de faire accéder son pays «au rang des pays développés».
«C’est un programme dont les objectifs majeurs sont un surcroît de bien-être et de prospérité pour notre peuple et l’accession au rang des pays développés», a-t-il dit, exposant un programme quinquennal intitulé : «Ensemble relevons les défis!».
Le président Ben Ali, 73 ans, s’exprimait devant quelque 14.000 partisans réunis pour le lancement de sa campagne avant les scrutins présidentiel et législatif du 25 octobre.
Trois candidats issus de son opposition parlementaires sont en lice, mais leur chance sont négligeables quand bien même les élections seraient libres et honnêtes, selon les observateurs.
«Ces élections constituent une nouvelle occasion pour conforter la pluralité des candidatures à la présidentielle et la diversité des obédiences politiques aux législatives», a dit le président sortant.
Dans la salle omnisports au stade de Radès , où les couleurs nationales, rouge et blanc, se confondaient au violet, sa couleur propre, il s’est engagé à «promouvoir et diversifier les performances de médias». «Il n’existe pas de tabous, hormis ce qui contrevient aux règles fixées par la loi et l’éthique professionnelle», a-t-il affirmé. Et d’ajouter : «Notre pays a franchi des pas sans précédent sur la voie de la construction démocratique pluraliste, du renforcement des institutions de la République, de la consolidation des fondements de l’état de droit et de la protection des droits de l’Homme», rejetant ainsi implicitement les accusations de violation de ces droits et des libertés.           
Dressant un bilan de ses 22 ans au pouvoir, il a cité le relèvement à plus de 5.000 dinars (2.500 euros) du revenu moyen annuel par tête d’habitants et promis de le porter à 7.000 en 2014 et un recul de la pauvreté à moins de 4%. Il a adhéré à une libéralisation économique accrue et affirmé la priorité de l’emploi, s’engageant à ce qu’aucune famille tunisienne ne reste sans travail ou sans revenus, pour au moins, l’un de ses membres. Le chômage serait réduit d’un point et demi (14% actuellement), en 2014. Prônant un développement équilibré des régions, il a marqué son intérêt pour les jeunes et promis de porter à 35% la présence des femmes dans les postes de décision. Il a souligné dans le même temps son «attachement à l’Islam dans un esprit d’ouverture, de juste milieu et de modération», en allusion au rejet de l’islam politique banni. Le président candidat est fort du soutien de son parti le Rassemblement constitutionnel démocratique (2,7 millions d’adhérents), par les organisations patronale et syndicale et professionnelles, et par trois des sept partis de l’opposition légale. Rappelons que la limitation des mandats a été supprimée dans la Constitution tunisienne, qui n’impose plus qu’une limite d’âge à 75 ans pour présider la Tunisie.

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