Ben Jaafar accusé d’allégeance à l’étranger

Ben Jaafar accusé d’allégeance à l’étranger

Un opposant et candidat possible à l’élection présidentielle en Tunisie, Mustapha Ben Jaafar, a été accusé d’allégeance à l’étranger lundi, par un dirigeant de sa formation confrontée à une dissidence. «Le secrétaire général du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL) a franchi une ligne rouge en se faisant dicter son agenda politique à l’étranger», a déclaré lundi en conférence de presse Jalel Lahbib, membre du bureau politique.
M. Lahbib, également rédacteur en chef de Mouatinoun (Citoyens) organe du FDTL, dénonçait des missions effectuées, selon lui, en catimini, par M. Ben Jaafar à Paris et Genève, auprès du Parlement européen et de l’Internationale socialiste (IS) dont il est membre.Parlant pour une tendance au sein du parti, M. Lahbib a dénoncé une atteinte à la souveraineté du pays et rejeté toute ingérence étrangère de nature colonialiste. Il reproche à M. Ben Jaafar d’avoir envisagé de poser sa candidature à la présidence en France et en Suisse, avant d’en référer aux instances de son parti. «A ce jour, le FDTL n’a jamais discuté d’une candidature de son chef, ni au bureau politique, ni avec sa base», a-t-il affirmé. Mustapha Ben Jaafar, 69 ans, fondateur du FTDL en 1994, a rejeté les accusations d’allégeance y voyant une manipulation visant à isoler son parti à l’approche des élections d’octobre. Dans un communiqué, il a revendiqué une appartenance légitime à l’IS et des relations de concertation naturelles avec les Etats de l’Union européenne. Il s’est abstenu de confirmer ou d’infirmer son intention de postuler à la présidence, une possibilité évoquée récemment avec la presse, en marge d’une conférence à Genève.
Cet opposant aura besoin de valider sa candidature par la tenue projetée d’un premier congrès de son parti, la loi obligeant tout candidat d’être le chef élu de sa formation. Trois chefs de l’opposition parlementaire ont publiquement annoncé leur décision de postuler aux côtés du président sortant Zine El Abidine Ben Ali, candidat à sa propre succession pour un 5ème quinquennat. L’élection présidentielle tunisienne de 2009, la neuvième du genre à se tenir en Tunisie, devrait se tenir soit le 21 novembre 2009 soit en octobre de la même année.

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