Benhamou : «90.000 emplois d’ici 2012»

Benhamou : «90.000 emplois d’ici 2012»

ALM : où en est l’offre offshoring au Maroc actuellement ?
Jamal Benhamou : En fait, il y a actuellement tout un programme en préparation, entièrement dédié à l’offshoring, et qui est en phase de finalisation. Probablement en fin juin 2006, le Maroc va, en effet, annoncer son offre en matière d’offshoring. Il s’agit d’un programme que le Maroc va mettre en avant pour convaincre les investisseurs qui souhaitent délocaliser leurs activités. Ce programme va probablement mettre en avant les avantages de l’offshoring au Maroc, notamment sur le plan fiscal, sur le plan des ressources humaines ou encore sur celui législatif.

Quels sont les objectifs attendus de l’offshoring, notamment en matière d’emploi  ?
Grâce aux politiques publiques volontaristes qui sont mises en œuvre actuellement pour encourager l’offshoring, on prévoit la création de quelque 90.000 emplois d’ici 2012.  Les activités offshoring vont générer quelque 1,8 milliards euros d’exportations et quelque 1,5 milliard euros de participation au PIB, toujours à l’horizon 2012. Tout ce que je peux dire, c’est que de l’offshoring est un secteur qui est actuellement en pleine évolution. Il est même considéré comme un des secteurs prioritaires à fort potentiel de développement.

En tant que directeur de l’association des professionnels des technologies de l’information, que faites-vous au sein de l’APEBI pour l’essor de l’offshoring ?
Nous veillons à la promotion du Maroc comme «destination offshoring». Nous avons créé au sein de l’APEBI, une commission entièrement dédiée à l’offshoring. Nous avons également installé un observatoire de l’offshoring. Nous avons, par ailleurs, créé le club offshoring dont les membres participent activement au programme de développement du secteur au Maroc. L’objetcif de ce club est de prendre en compte des intérêts collectifs de la profession. A travers cette instance, nous tenons compte des catalyseurs nécessaires à la promotion du Maroc comme «destination offshoring», notamment en matière d’infrastructures de base et télécoms, de compétences humaines, d’environnement politique et réglementaire ainsi qu’en matière de partenaires locaux.

Quels sont les secteurs les plus concernés par l’offshoring ?
L’offshoring concerne tout ce qui est délocalisation, notamment la délocalisation des services, la sous-traitance industrielle, celle des secteurs de pointe comme l’équipement automobile ou l’aéronautique. D’autres secteurs sont également concernés, comme la transformation des produits de la mer et l’agroalimentaire. Il y a, par ailleurs, tout ce qui a trait à l’informatique, ainsi que le secteur des services, notamment les centres de relations clients, les ressources humaines et les services financiers. L’enjeu est de faire du Maroc une plate-forme de délocalisations ou relocalisations de services de  développement de logiciels, de centres d’appels, de saisie et de traitement de données. Et c’est à juste titre puisque le Maroc a été classé 3ème destination de délocalisations parmi les pays francophones.

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