Benkirane et Sentissi s’affrontent à Salé

Le même scénario du 27 septembre 2002 se reproduit dans la circonscription de Salé-Médina où les principaux partis politiques ont décidé de reconduire les mêmes figures que celles ayant été mises au-devant de la scène lors du précédent scrutin. En tête des prétendants, on retrouve Abdelilah Benkirane, président du conseil national du PJD et membre du secrétariat général de ce dernier. On se souvient des sorties enflammées du candidat islamiste lors de la campagne électorale de 2002 et qui a valu au PJD de sévères critiques de la part de ses rivaux.
Abdelilah Benkirane, député sortant de la même circonscription, y retrouvera une "vieille connaissance" en la personne de Driss Sentissi, maire de la ville (Mouvement populaire) et qui est également député sortant d’une Chambre dont il est l’un des vice-présidents. Membre du bureau politique du MP, Driss Sentissi table sur les solides réseaux qu’il est arrivé à tisser dans la ville et, évidemment, sur les voix des harakis.
Les candidats PJD et MP retrouveront aussi Noureddine Lazrak, député sortant, qui a été choisi pour conduire la liste RNI (Rassemblement national des indépendants). Outre leur élection lors du scrutin de 2002, le dénominateur commun entre ces trois candidats est d’avoir vu leur victoire contestée par le Conseil constitutionnel, le 24 janvier 2004. Le 24 septembre de la même année, ils ont réussi à passer le cap des élections partielles et à garder leurs sièges à l’exception de l’USFP Nasser Hajji, ex-ministre des Télécommunications. D’ailleurs, après l’échec de ce dernier à arracher un siège en 2004, l’USFP n’est plus présente à Salé-Médina et à Salé tout court.
Les socialistes essayeront cette fois de revenir sur scène dans cette circonscription de quatre sièges avec une liste dirigée par l’homme d’affaires Abdelhay Bessa.  La surprise lors du prochain scrutin dans cette circonscription pourrait venir du PPS (Parti du progrès et du socialisme) qui y a placé un de ses cadres les plus brillants. Amine Sbihi, qui conduira la liste des ex-communistes à Salé-Médina, est membre du bureau politique du parti et est spécialiste des questions d’éducation et de formation. Il essayera surtout de faire oublier au PPS la défaite, en 2002, de leur chef de file Ismaïl Alaoui qui a décidé de se retirer de la course après avoir été annoncé candidat à Sidi Slimane.
Le parti de l’Istiqlal, à son tour, tentera de faire oublier la déroute de 2002. Il a choisi de placer à la tête de sa liste Ahmed Aouad. Pour l’union PND-Al Ahd, la liste commune sera conduite par le député sortant Larbi Salmi.  L’autre de la gauche (PADS-CNI-PSU), elle, a choisi de confier sa liste commune à un diplômé chômeur. La gauche non gouvernementale espère réitérer l’exploit de Mokhtar Rachdi qui était arrivé à se faire élire à Jérada, en 2002, sous les couleurs de l’ex-GSU (Gauche socialiste unifiée).
Salé, jumelle de la capitale politique, a été épargnée par les modifications apportées au découpage électoral. Elle garde toujours la même configuration avec deux circonscriptions : Salé-Médina avec 4 sièges à pourvoir et Salé-El Jadida avec 3 sièges. C’est l’une des villes où la guerre fait et fera rage entre les candidats des partis traditionnels. Le PJD continuera-t-il à y garder deux sièges sur 7 ?

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