Blocage de l’exécution d’une peine de mort au Texas

La Cour suprême a bloqué mardi l’exécution d’un détenu noir condamné à mort il y a 24 ans au Texas à l’issue d’un procès marqué par des irrégularités.
La haute cour a considéré par sept voix contre deux, que Delma Banks, 45 ans, qui clame son innocence depuis sa condamnation en 1980, pouvait bénéficier d’une révision de son procès. Son exécution, prévue le 12 mars 2003, avait été repoussée à la dernière minute à la suite de la décision unanime des neuf juges d’accepter d’examiner le dossier à la demande des nouveaux avocats du condamné. Le condamné se trouvait déjà sanglé sur sa couche, prêt à se voir administrer l’injection létale.
La défense avait fait valoir que la procédure qui avait conduit à la condamnation à mort avait été entachée par une sélection faussée du jury, un comportement inadéquat des procureurs et des avocats commis d’office à l’époque du procès. « Lorsque la police ou les procureurs dissimulent des témoignages susceptibles d’innocenter, il advient à l’Etat de réparer », a écrit la juge Ruth Bader Ginsburg au nom de la majorité en précisant que ces mêmes procureurs, représentant l’Etat du Texas, avaient par la suite « couvert » des témoins qui avaient menti à la barre.
L’un des nouveaux avocats de Banks, George Kendall, s’est félicité de la décision de la haute cour, notant dans un communiqué qu’elle avait « convaincue de la nécessité de casser la condamnation à mort ».
Banks se trouve dans le « couloir de la mort » texan depuis sa condamnation pour le meurtre d’une balle dans la tête d’un adolescent de 16 ans qui travaillait avec lui dans un fast-food. Il devait être le 300e détenu à être exécuté au Texas depuis le rétablissement de la peine de mort dans cet Etat du sud en 1982, selon le Centre d’information sur la peine de mort (DPIC) basé à Washington.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *